1- Ludwig Von 88
"We will rock you"
2- David Lee Roth
"Jump"
3- The fratellis
"Cigarello"

Septodendrom

Ouam
Paris
Italie
Prague
Vrac et cie

Flution

Gaëlle
ellewag@gmail.com
Cru 1980
Made in Normandie
Best before yesterday

Xylapitre

Abraham Kadabra
Cacochyme
Candy Cane
Damned
Dean Markley
Deneevrance
G
Kobal2
Nacha dit ça

Repilia

Monsieur Moyen
FM
Les Fatals Picards
Oldelaf et Monsieur D
Tristan-Edern Vaquette
Crevez-tous
Edouard Nenez
Thierry Jullien

Cargite

E-mob
Tetram
Blog à part
Candy Cane
Chez Tartrais
Monsieur le Chien

Houdart

2002-2004Style&Purée
01 Mar - 31 Mar 2008
01 Jan - 31 Jan 2008
01 Oct - 31 Oct 2007
01 Sep - 30 Sep 2007
01 Nov - 30 Nov 2006
01 Sep - 30 Sep 2006
01 Jul - 31 Jul 2006
01 Mai - 31 Mai 2006
01 Avr - 30 Avr 2006
01 Mar - 31 Mar 2006
01 Jan - 31 Jan 2006
01 Déc - 31 Déc 2005
01 Nov - 30 Nov 2005
01 Oct - 31 Oct 2005
01 Sep - 30 Sep 2005
01 Aoû - 31 Aoû 2005
01 Jul - 31 Jul 2005
01 Jui - 30 Jui 2005
01 Mai - 31 Mai 2005
01 Avr - 30 Avr 2005
01 Mar - 31 Mar 2005
01 Fév - 28 Fév 2005
01 Jan - 31 Jan 2005
01 Déc - 31 Déc 2004
01 Nov - 30 Nov 2004
01 Oct - 31 Oct 2004
01 Sep - 30 Sep 2004
01 Aoû - 31 Aoû 2004
01 Jul - 31 Jul 2004

Riotigan !

Motorisé par Pivot - 1.40.3: 'Dreadwind' Fil XML (RSS 1.0) XML: Atom Feed Contrat Creative Commons

Archive précédente Archive suivante

Mises à jour.

11
Mar ’06
18:10

Jour 1 : Le départ.
En partant de Las Pazias, nous étions six sur le radeau à dériver gaiement. Nachos, l'un de nos deux petits guides, s'exprimait en sous-titré depuis le début du voyage et j'avais cru comprendre son attirance particulière pour le sud. Son compagnon, qui s'exprimait exclusivement par gestes et borborygmes, fut surnommé Marceau.

Jour 2 : La lettre.
Au boulot, nous avons reçu une missive de notre grand chef. Le mammouth, comme certains aiment à le surnommer. Celle-ci nous invite expressément à faire en sorte que nos petits collégiens ne jouent pas avec les oiseaux morts. L'idée de devoir leur en faire part me glace le sang (là, bien sur, j'en rajoute, mon seul rôle face à cette catastrophe internationale qu'est la grippe aviaire c'est de leur dire que le téléchargement illégal c'est pas bien, ça déplume l'industrie du disque et c'est pas un site moche à 180000€ qui me contredira), j'ai déjà dans la tête l'image de leurs mines déconfites à l'idée qu'il ne leur sera désormais plus permis de se balancer au visage les premiers petits cadavres d'hirondelles du printemps. Les larmes qui leur couleront des yeux lorsque les uns ou les autres leur crieront "Hey ! Brandon-Kevin et Charles-Edouard, lâchez ce cadavre de pigeon ou je vous colle deux heures !".
Triste monde pour nos enfants.

Jour 4 : Suspens soutenable.
Hier, vous avez échappé au pire.

Jour 6 : Coup de bol.
J'ai voulu voir si ça portait vraiment chance. En rentrant me chercher des clopes, j'en ai profité pour prendre des trucs à gratter au barman à l'oeil torve. Pour 5 euros. Avant de gratter, j'y ai dit en lui montrant les traces qui me succédaient "si j'gagne, je vous nettoie vot' sol". Il m'a dit "ok". J'ai gratté, j'ai perdu et j'étais finalement assez contente. De ne pas avoir à nettoyer de la merde de chien d'un côté et d'un autre que, dans mon infortune, je ne sois pas la seule à manquer de pot.

Jour 7 : Dimanche.

Jour 10 : Faim.
Sur notre radeau, les vivres vinrent à manquer. On resta deux jours et demi à finir les restes et à boire une eau vaguement filtrée. L'un de mes camarades eut l'idée, "comme dans un film avec une équipe de rugby qui s'est crachée dans les Andes" qu'il disait, que l'on se mange si jamais l'un de nous venait à mourir. Tout le monde fut d'accord, même si la probabilité pour que notre radeau s'éclate sur une montagne restait tout de même assez mince. Marceau trouva l'idée hmmpfgnougghgug.

Jour 12 : Culture confiture.
J'ai regardé les vidéos sur le site de Canal+. Sur l'une d'elle, on voit un petit bonhomme qui paie pas de mine.
Petit écran : "Qui ferait le meilleur ministre de la culture, Clavier ou Barbelivien ?"
Le petit bonhomme qui paie pas de mine : "Faudrait un mix des deux..."
Vivement 2007, Sarko président et Clavier à la culture. Miam.

Jour 13 : L'attente.
Au bout de deux jours, personne n'était encore mort. Georges eut envie de bouffer Nachos pour faire une blague à raconter à notre retour. Nous avons tous mis le hola à cette idée saugrenue et je ne sais plus qui a lancé l'idée qu'il fallait que l'un de nous meure pour nourrir les autres. En vain, nous avons attendu que quelqu'un se dévoue. En vain, donc.

Jour 15 : L'apprentissage des langues mortes.
Un petit latiniste de 5e qui faisait des recherches sur la généalogie des Dieux et Déesses grecs fut très content de balancer au reste de la classe que si Zeus était bien le dieu du ciel, Poséidon celui de la mer, Hera celle des femmes, Athéna était quant à elle, celle du slip parce qu'il n'y a que dans ceux-ci qu'il s'épanouissait pleinement.
Voilà ce qui arrive quand on interdit aux enfants de jouer avec des oiseaux morts.

Jour 17 : Arrivée dans l'océan artistique.
Kasper qui fait de chouettes choses de ses 10 doigts, expose à Levallois du 9 au 18 mars. Vous allez me dire "Mais pourquoi on irait à Levallois ?" ce à quoi je vous répondrai "et bien, pour voir Kasper". De rien.

Jour 20 : La bande FM.
Sur France Inter, l'instant bleu consacre une émission à deux pamphlets qui dénoncent la soupe et l'imposture que sont respectivement le JT de Pernaud et BHL. Je vois que nous avons un renouveau de la littérature engagée qui s'amorce.

Jour 22 : Noeud dramatique majeur.
Hier, nous nous sommes crashés sur la Cordillère mais personne n'est mort. Nous voilà bien avancés.

Jour 24 : Lois mathématiques des rapports humains.
(dédicacées à Monsieur M. qui souhaite garder l'anonymat entre deux passages télé et malheureusement dédiée à beaucoup trop de monde)

  1. La propension qu'ont les gens à demander des services est inversement proportionnelle à celle qu'ils ont d'en rendre.
  2. La propension qu'ont les gens à s'épencher sur votre épaule en cas de coup de blues est proportionnelle à celle qu'ils ont à disparaître dès que tout va mieux.


Jour 30 : Teasing.
Parfois les grandes causes n'ont pas forcément les grandes raisons. Je vous en dirai d'avantage dans les jours à venir.

Jour 32 : Problème de satiété.
Pour résoudre notre problème de bouffe, nous avons décidé de tirer à la courte paille pour savoir qui serait tué et mangé. Nous donnâmes une paille à chacun de nos guides en prenant soin de filer la plus grande à Nachos. Le dîner fut copieux et nous mîmes Marceau sous cellophane.

Jour 33 :
Dites Jésus.

Jour 35 : Jours à venir.
Brice a une théorie intéressante sur les gens qui marchent lentement au milieu des couloirs/des escalators/des trottoirs (ou qui se précipitent pour rentrer en masse dans le train/le rer/le métro/le bus) avec en plus, les bras écartés (si si, observez mieux, ça va de paire).
Ces gens donc, ne seraient que les soldats d'un contre pouvoir (là, bien sur, j'en rajoute, mon rôle à moi, face à ces insurgés, c'est seulement de les traiter de gros cons) qui usent de leur force et leur nombre pour ralentir le monde et, un jour, le domineront.
Dans l'idée, on peut trouver ça beau. Ralentir un monde qui va trop vite, quelque part, c'est chouette, non ? Malheureusement, force est de constater que cette si noble cause n'est que le fait d'un individualisme primaire. Putain, en plus on ne pourra même pas dire que le journal de Pernaud ne nous avait pas prévenu.

Jour 38 : Jours à venir (encore).
Dans le même ordre d'idée, il existe un autre groupuscule anti-consommation engagé en masse à la FNAC qui consiste à être suffisamment arrogant, désagréable et incompétent pour vous donner envie d'aller acheter ailleurs. Du coup, j'ai commandé le dernier BHL sur amazon.

Jours 39 à 44 : Troisième Guerre Mondiale.

Jour 45 : Question.
Je me demande comment tout cela va finir.

Jour 46 : Réponse.

Plutôt bien, sauf pour certains.

### Ma mort, jour apres jour.