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Riotigan !
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Tout en vrac.
Nov ’05
17:38
Il m'a ensuite gentiment demandé ce que je voulais boire, m'a apporté mon chocolat en un laps de temps record, a délicatement glissé l'addition sous le cendrier et mon "merci" s'est pris un "de rien" guilleret et spontané en retour à me faire douter de l'endroit où j'avais mis les pieds. Non, pourtant pas de doute, j'étais bien dans une brasserie et je venais d'y trouver LE garçon de café parfait. Si vous le cherchez, il est au Petit Poucet de la place Clichy en fin de journée et pour la première fois de ma vie parisienne, j'ai laissé un pourboire pour un chocolat consommé.
Après ce passage dans la troisième dimension, le visionnage d'un rêve tchèque. Comme c'est probablement un des meilleurs films de l'année pour moi, que la bande annonce est terrible, que je ne comprends pas qu'il ne soit pas plus diffusé. Je vais avoir la classe et ne rien dire de plus si ce n'est "N'y allez pas".
Juste avant le film, était projeté un court, "Lettre au fils" de Philippe Welsh. Je l'ai retrouvé sur le net, il est là (son décallé). Avec un faux air de la société du spectacle en 'achement moins chiant (peut-être parce que court, justement) mais surtout avec tout ce que j'aime dans l'utilisation judicieuse du montage, des images d'archives et d'une voix off qui ne soit pas celle de Pierre Arditi (voix off officielle du cinéma français - il doit être imposé par contrat, je sais pas, mais y'a surement un complot derrière tout ça).
Et sur le web, tant qu'on est dans les trucs cools :
Fallen-art, une animation intelligente.
La vidéo d'Hurra Torpedo m'avait fait marrer. Je ne sais pas si ça va continuer longtemps mais why not.
Mon referer préféré.
Ca y est, ils l'ont fait. La caméra qui voit à travers les vêtements.
Fils de pub.
Je suis fan des courses dans le ciel.
Enfin, last but not least, il y a peu, je vous faisais part du côté à la fois agréable mais frustrant de connaître le travail d'un artiste peu connu mais qui le mériterait complètement. C'était le cas pour celui de la bande FM. Sieur Moyen ayant résolu une partie du problème en leur faisant un joli site, il ne reste plus qu'à ce que les maisons de disque se bougent, que les gens arrêtent d'écouter la merde qu'on leur fourgue, que les anciens comme Bertignac se décident à ne plus faire d'éternels come-backs pathétiques à coups de duos pourris et, enfin, François et son quatuor auront la reconnaissance qu'ils méritent, à la hauteur des concerts déjà très prometteurs qu'ils fournissent.
Une broutille, en somme.
### Ma mort, jour apres jour.

Ceci ne sont pas des critiques #2 - 2/3
Nov ’05
00:10
Voilà, c'est plus fort que moi, il faut toujours que je compare. Prenons un exemple, tiens, au hasard, puisqu'il faut faire une deuxième non-critique, Following Sean de Ralph Arlyck - qui sort, chose étonnante, demain. Je me suis promis d'écrire quelque chose d'intéressant et réfléchi sur ce film. Et bien que les promesses à soi-même soient les plus faciles à ne pas tenir (j'ai reçu une carte de ma bonne conscience, elle fait du trekking au Népal), celle-là j'avais envie de l'assurer.
Tout d'abord parce qu'il le mérite (j'y reviendrai) et ensuite parce que Tita a eu la gentillesse de nous le proposer en avant-première "comme si qu'on était des journalistes" alors je vais faire "comme si que". En différent.
En sortant de la salle, mon cerveau tentaient de faire péniblement tous les parallèles possibles et imaginables avec un autre film du même genre.
Ah oui, à cette étape du texte, il faut surement que je raconte l'histoire parce que je ne connais que trop bien la fainéantise inhérente à l'internaute moyen lorsqu'il s'agit de lire un dossier de presse.
Dans les années 70, Arlyck est étudiant en cinéma à San Francisco. Pour un de ses cours, il réalise un petit film (autrement appelé "court métrage" mais ça fait une répétition, et je n'aime pas trop cela, voyez-vous) sur Sean, le fils de 4 ans de ses voisins hippys et communistes.
Le court (et merde) remporte son petit succès à l'époque, jusqu'à faire son petit scandale parce qu'un môme racontant que les petits flics le saoulent à débarquer tout le temps dans son p'tit chez lui ou encore qu'il fume des petites herbes, ça ne passe pas bien auprès de tout son petit monde.
Trente ans après, le grand Ralph retrouve le grand Sean et en fait un grand docu. (Et je résume comme ça si je veux.)
Mais voilà, moi, il y a un an, j'ai vu Tarnation de Jonathan Caouette et alors que les deux films sont opposés en bien des points, je n'arrive pas à ne pas tenter d'en relier entre eux. Et je fais ça tout le temps. Vous allez voir que la prochaine fois que je donnerai mon avis sur quelque chose, ce sera pareil. (Oui j'ai plein de trucs écrits à l'avance en ce moment, et alors ?)
Dans Tarnation (puisqu'on y est...) Caouette (la trentaine passée) se filme depuis l'âge de 11 ans. Et là où il n'en a fait qu'un film du genre autiste, Arlyck s'est davantage penché sur les choses qui ont fait l'univers de Sean et le sien. Là, n'importe quel individu sensé serait en droit de me dire que les deux films n'ont vraiment pas grand chose à voir et qu'entammer une cinquième paragraphe sur le sujet serait vraiment très malvenu.
Ah je vous avais prévenu, c'est un sacré problème chez moi. J'aime comparer. J'aime constater à quel point les choses ne se ressemblent pas. A quel point entre T1 et T2, les choses peuvent changer, à quel point elles peuvent rester éternellement semblables et prévisibles. (L'autre problème, juste après celui-là, c'est un tendance à la divagation, mais c'est un autre sujet.)
Et finalement, c'est là que tout tombe à point, puisque ces deux films tournent autour de ce constat d'évolution pas nécessairement prévisible mais toujours très compréhensible.
La force du film de Following Sean, c'est ça. Réussir à faire un docu sur des individus en les voyant évoluer avec leur époque. De jouer avec les images passées et présentes pendant deux heures pour fournir, pèle-mèle, un patchwork de personnalités, d'idées et d'histoires qui deviendra une vrai mosaïque dans le dernier quart d'heure. Et comme les archives de tonton Ralph ont vraiment une meilleure gueule que celles de Cacaouette qui jouait un peu dans le même thème autour de lui seul, le résultat final n'en est que plus réussi.
Dans les années à venir, je me dis que ce genre de films risque d'être de plus en plus fréquent. D'une certaine manière d'ailleurs, je crois que j'envie vraiment les générations futures. Bien sur, on va leur laisser un monde dans un triste état - pas nécessairement apocalyptique mais sombre à n'en pas douter. En revanche, elles recevront en héritage un sacré paquet d'images. En pratique, ils auront peut-être une société pourrie et sans valeur, mais grâce au patrimoine audiovisuel qu'on va leur lèguer, ils sauront pourquoi, et ça, c'est priceless.
### Ma mort, jour apres jour.

Pente douce
Nov ’05
13:27
A cette occasion, je me suis aperçue qu'elle lui tenait exactement le même langage qu'à moi - même si ma volonté de me casser l'an dernier a un peu calmé son jeu (mais chassez le naturel, blablabla). Cette même manière de gueuler pour dire une chose simple. Cette perpétuelle façon d'être sur la défensive en agressant l'autre pour prendre le dessus. Cette brutalité de ton dont elle abuse avec les élèves qu'elle menace d'heures de retenues pour un oui ou pour un non et à qui elle parle comme des moins que rien. Comme à moi, comme à lui.
Le pire, c'est que maintenant, je suis convaincue qu'elle ne s'en rend pas compte. Je suis certaine qu'elle doit aimer son mari autant que je suis certaine qu'elle me déteste, parce que ça se sent dans son regard, dans ses gestes, dans cette façon qu'elle a de prendre un ton diamétralement opposé lorsqu'elle veut que je lui rende un service.
Dans des élans de commisération, je me laisse penser à un grand malheur dans sa vie, une profonde tristesse, un manque total de confiance qui justifieraient tout ça. Je pourrais mettre en pratique toute l'écoute dont je suis capable pour arrêter de me focaliser sur ce que je ressens comme une agression pour prendre plus de temps pour l'aider, en ayant moins une boule au bide lorsque, deux minutes après qu'elle m'ait "fait remarquer" quelque chose, je m'aperçois qu'elle m'a littéralement parlé comme à un chien, comme à une espèce de sous-merde incapable de fournir un boulot descent (oui, j'ai un temps de latence assez extraordinaire). Je sais être dévouée envers mon prochain même si je sais que je ne le suis pas toujours pour ceux qui le mériteraient. Mais alors, pourquoi, grand Dieu (que j'aime de tout mon coeur), lorsque je pense à faire preuve de ma grande miséricorde, la seule chose qui me viennent à l'esprit est qu'elle aille plutôt se faire foutre ?
Sinon ça va, merci.
### Ma mort, jour apres jour.

Complote avec des vrais bouts dedans.
Nov ’05
22:21
Kelly, serveuse dans un fast-food style années 70, pilier culturel d'une ville pourrie du Kentucky, aurait découvert cette WMD cachée sous une serviette en papier roulée en boule au fond d'une assiette où un reste de Donuts crème/nougat/beurre de cacahuètes vivait ses derniers instants. Elle se serait ensuite faite courser 10mn à la sortie de son boulot (l'alien tueur est respectueux des heures de travail) puis aurait disparu hors champ dans un "Schploutch" mémorable.
J'en suis pas encore au "Schploutch" mais je frétille encore de ma découverte. Bon, bien sûr, là je pourrais coller une chute minable comme à mon habitude et mettre des URL bidons de sites chouettes sur lesquels je serais tombée. Voire même, vivons dangereusement, une vidéo pr0n (merci Clo) pour attirer le chaland. Mais ce serait vraiment bien mal me connaître et là, je vais pouvoir surprendre tout le monde.
Reprenons à zéro. Je vous épargne le big bang, le darwinisme et toutes ces conneries, allons à l'essentiel. Non, ne tergiversons plus, c'en est trop, assez, cela suffit.
Après tout ça, nous arrivons directement à la théorie du complot (théorie qui, d'ailleurs, aurait été complotée par quelqu'un, j'ai des preuves...). Le fameux corollaire au principe selon lequel si le battement d'aile d'un papillon à Paris peut provoquer une catastrophe à Tombouctou, alors lorsqu'il arrive une catastrophe à Tombouctou, c'est qu'il y a un connard qui s'amuse à agiter des papillons à Paris.
A Paris, justement, j'y étais et j'ai rencontré ce type - comme par hasard.
Dans mes obscures activités, j'ai accès à des ordinateurs publics. J'ai aussi accès à des gens. Nous parlons, parfois beaucoup et parfois peu. Lui c'était plutôt peu. Je lui avais juste demandé d'arrêter d'imprimer 50 pages d'adresses IP, de traceroute et de whois bizarres. Il m'avait fait "oui oui" de la tête en ajoutant un "ok, but last one". Comme je suis gentille (genre gentille-conne) j'avais dit "ok ze verry lasteuh". Il m'avait bien cernée et avait continué. Comme par hasard.
Cette semaine, on tombe sur un fichier. Le genre de truc qui donnerait des palpitations à n'importe quel journaliste d'investigation de TF1, toujours prêt à trouver les grandes découvertes là où elles ne sont pas.
Le fichier est en anglais, il évoque une technologie, décrite, qui mal utilisée pourrait être un grand danger et "d'ailleurs, ça a déjà commencé - preuves à l'appui". L'utilisation aurait déjà fait des victimes et il y a des noms sur les responsables. Forcément, à la première lecture, j'ai pensé à courir chez les flics (ah oui hein, moi en 40 j'aurais été au chaud) mais c'était avant que je n'arrive à la fin et réfléchisse trente seconde (en 40, ça aurait pu être le cas aussi) (qui sait). A la fin de ce fichier, j'ai découvert une loi. La loi du "trillion de livres sterlings". En gros, si j'inscrivais cette "loi" en bas de mon blog par exemple, je pourrais dire "ok j'ai mis ça en ligne mais celui qui s'amuse à le pomper d'un hiatus me devra un trillion d'euros". Et donc à la fin de ce document était stipulé cette fameuse clause indiquant que toute personne se le procurant et/ou l'ayant lu sans y être invitée devra un trillion de livres sterlings à notre expéditeur adoré. Bien. Je m'apprétais donc à vider mon livret jeune lorsque je commençais mon étape réflexive d'une demi minute : j'ai devant moi ce document qui causera ma perte financière - chose, qui d'après ce que j'ai lu, n'est rien comparée à ce qui nous attend, j'ai le bon goût de vous prévenir.
Qu'ai-je fait ? J'ai ouvert un fichier qui trônait, abandonné entre deux photos de vacances, sur le bureau d'un ordinateur public et qui répondait au doux nom de "Hi.doc" et dont la signature finale était celle de mon imprimeur fou. Un fichier word. Bordel. Se faire ruiner toute une théorie savamment orchestrée (parce qu'après quelques recherches, je l'avoue, le monsieur est à fond dedans et on se laisse vite et bien prendre), uniquement par un mauvais enregistrement d'un fichier word, c'est un peu la loose. Les scénaristes d'X-Files ont vraiment perdu en imagination.
Schploutch.
### Ma mort, jour apres jour.

Ceci ne sont pas des critiques #2 - 1/3
Nov ’05
10:51
Il y a un an, j'avais lu "Sacrés français" de Ted Stanger, dont je n'avais presque pas dit mot parce que je pense qu'il y a tout un pan de ma vie privée et intime que je ne dois pas dévoiler sur ce blog.
Cette année, pour fêter ça, je me suis ruée à la fnac St Lazare un samedi après-midi comme j'aime tant le faire pour cotoyer de très près les parisiens dans leurs achats compulsifs, et j'ai ainsi pu ressortir victorieuse d'une bataille sanglante pour me procurer le pamphlet suivant, le fameux "Sacrés américains", sorti il y a peu.
(Rien de tout ça n'est vrai, bien sûr, je ne sors jamais et commande par internet mais que ne donnerais-je pas pour faire des posts trop longs ? Je ne sais pas).
Les deux livres sont clairement sarcastico-gentils, un p'tit côté "j'te fous un coup pour déconner". Ca se veut détendu mais pas trop, subjectif mais pas trop et rigolo mais c'est souvent loupé. En revanche, ça se veut facile à lire et les deux tomes se lisent comme une bouchée de pain qu'on aurait pas trop de mal à avaler compte tenu du fait que l'on ne l'avait déjà pas payée cher.
La version sur les français m'avait amusée parce qu'à l'époque (jadis ?) sévissait encore le blog MerdeInFrance et que ce type m'énervait passablement - jusqu'à ce que je clique sur la croix, j'ai une manière très pragmatique de régler les conflits qui jonchent mon existence. Bon, en bonne "franchouillarde", il pourrait m'être insupportable de lire une critique quelconque de notre beau pays où tout va bien dans le meilleur des mondes mais là, c'était juste qu'avec son manque de recul et sa haine palpable, il me faisait presque regretter que la liberté d'expression soit notre lot commun.
Alors à côté de ça, Stanger c'était doux et intelligent comme Nana Mouskouri vaporisant du wizar dans les vertes prairies de la critique fondée et constructive. A quelques points près. Le narrateur, journaliste à Newsweek de son état, vit à Paris. Il a beau dire qu'il sait bien que Paris n'est pas la France, ses critiques touchent nettement plus aux habitants de la capitale que n'importe qui d'autre et, de fait, le raccourci entre parisien et français moyen est vite fait. (Et je ne m'avance pas beaucoup en disant que les "autres" français ne prennent pas tous ça pour un compliment).
Résultat, pour les provinciaux que je me permets de représenter, on se sent parfois injustement visés.
Aparté.
Il y a peu, dans les salles obscures, la chaîne Leclerc faisait une campagne de sensibilisation sur la distribution de la culture au-delà du périph' (visiblement, elle l'a mis en oeuvre en optant pour la culture bactériologique sur steacks hâchés, je ne sais pas si la communication a été très bonne entre le service marketing et les chefs de rayons).
On y voyaient des parisiens pas si clichés que ça, débarquant en décapotable dans un village de Haute Provence, s'arrêtant dans un bar reculé, s'installant à une table avec un regard amusé sur l'environnement, photographiant en douce les éléments les plus insolites (un portrait d'un berger allemand au mur, le foot à la télé, un vieux lisant l'Equipe...) pour, probablement, les mettre sur leurs blogs par la suite. Et enfin, le couple de se casser sous un fou rire avant même d'avoir passé commande. Une fois la voiture partie, la patronne vérifie que nos bobos sont bien loin pour remettre la télé sur un concert de classique, tourner le portrait du chien pour découvrir un tableau d'impressionniste et le p'tit vieux avec son journal de ressortir du dessous de la table un pavé d'un philosophe quelconque. J'aime bien cette pub.
Je ne suis pas dupe sur la chute mais tout le reste du scénario est très proche de la réalité. Les parisiens ont une sacré tendance à débarquer en colon du bon goût en province et à prendre les gens pour des crétins notoires amoureusement surnommés "les sales bouseux" (sauf pour les marseillais qui sont, eux, de "sales enculés" - le parisien est poête).
Fin de l'aparté. J'ai perdu 4 relations.
"Sacrés américains" de son côté, c'est un peu le Michael Moore version bisounours. On montre gentiment du doigt son pays en se moquant sans vraiment rentrer dans ce qui fâche. On explique doucement pourquoi Bush a gagné, pourquoi les pauvres sont tout tout bien rangés dans un coin (tiens, je reprendrais bien un p'tit bout de ghetto), pourquoi l'obésité, pourquoi les starbucks, pourquoi les évangélistes. Soupoudrant le tout de p'tits mots quelques fois bien pensé et d'un fatalisme assez étonnant.
Finalement, l'intérêt majeur dans le jeu du "Je serai Montesquieu sinon rien", c'est le côté un peu incisif (à juste titre) de "Sacrés français - je te fous un coup pour déconner" contrastant vraiment avec "Sacrés américains - je t'embrasse mais tu me déçois un p'tit peu".
Bien sur, vous pourriez me dire que je viens de me livrer à exactement la même chose. Enfermant mon provincial chéri dans un gros tas de qualités tout en le dotant d'une dignité bafouée par le méchant pârisien, conquérant arrogant des temps modernes. Mais si seulement vous saviez le nombre de provinciaux que j'embrasse...
### Ma mort, jour apres jour.

Aime ton prochain comme toi-même.
Nov ’05
13:31
Retrouver un petit air estival à la fin du mois d'octobre afin d'apprécier, comme il se doit, les derniers jours de vacances. Avoir choisi avec scrupules de m'attarder dans cette chaise au lieu de finir ce que je dois rendre pour hier. Prendre un café en bonne compagnie au lieu d'un déjeuner aussi vite avalé que cuisiné puis s'orienter vers le Père Lachaise davantage pour prendre des photos que pour fleurir les tombes familiales. Etre indécis sur le chemin du retour entre continuer en voiture dans les bouchons ou rentrer par le train de 19h avec d'autres asnièrois tout aussi content de leur journée et finalement opter pour le second choix. Monter en haut ou descendre en bas, pour entendre, une fois assis, une jeune fille expansive exprimant son désaccord avec son voisin "Vazy, enculé, nique ta mère, arrête ça ou j'te baise direct".
Nous sommes décidemment dans une période où l'indécision est reine.
### What a wonderful weurld

