Non rien.

Chat perché



Galerie Lafayette - Vitrines de Noël 2005

Et hop, la roue sans les mains

Madame Loyale et la lionne en cage

Les enfants pour les faire rire, faut du cul...

...ou des putes.


1- Ludwig Von 88
"We will rock you"
2- David Lee Roth
"Jump"
3- The fratellis
"Cigarello"

Septodendrom

Ouam
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Italie
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Vrac et cie

Flution

Gaëlle
ellewag@gmail.com
Cru 1980
Made in Normandie
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Riotigan !

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Pirouette & cacahučte

25
Oct ’05
16:48

La première chose qu'il m'a demandé c'était pourquoi j'avais dit oui.
Pourquoi j'avais accepté de boire un verre avec lui. Rha la question piège. Ouverte en plus. C'est tellement plus facile de détourner la vérité d'un "non" vers un "moui" ou d'un "oui" vers un "presque pas" que de trouver une manière diplomate de balancer une réponse ni agréable à sortir, ni agréable à attendre. Quoi que je dise, je sais que ce sera nul. La vérité va l'agacer et à moi elle va me mettre le nez dans mes faiblesses et là, j'ai 30 secondes pour trouver autre chose que "Baaah je t'ai dit non deux fois, tu m'as redemandé, ça me gonfle, c'est plus simple de dire oui et que tu me lâches avec ça après". 29, 28, 27... je sais être diplomate. Je pourrais parler de mon envie de me changer les idées... 26, 25, 24, 23... Nan, c'est pas crédible, je me change les idées avec un rien et seule de préférence, il le sait et risquerait de mal le prendre... 22, 21, 20, 19, 18... Vas y, fais porter le chapeau à ta timidité qui couvre si bien ton asociabilité, dis que t'en crevais d'envie de le revoir ailleurs mais que dire oui... comme ça... un café seul à seul après une dizaine de rencontres en public... non bordel, t'as reçu une éducation... 17, 16, 15, 14, 13, 12... il s'impatiente, ça se voit dans son regard, t'es plus crédible, quelle que soit ta réponse, il n'y croira qu'à moitié.  Arrête de t'emmerder alors qu'il fallait juste dire "non" une troisième fois. 11, 10, 9, 8, 7, 6, 5... Vite une périphrase ! 4...3...2...1 "Et toi pourquoi tu m'as demandé ?"
Pfiou.

### Ma mort, jour apres jour.

Sale aigrie.

21
Oct ’05
00:00

Il y a des gens dont le succès parait immérité. Toute objectivité mise à part, leur boulot n'a rien d'extraordinaire et mesdames les sens Ouïe et Vue accourent pour confirmer vos sentiments premiers. Puis par la même occasion, fortifier votre opinion et rejoindre madame Raison.
Ce qui fait qu'à quatre contre un, vous vous sentez capable de dire que l'objectivité est belle et bien présente ("Ma mauvaise foi ? Bah écoute, elle va très bien, merci") et ce travail n'est ni fait ni à faire ou en tout cas, pas bien fini.

Il y a ceux pour qui on se dit que c'est quand même bien dommage qu'ils n'aient pas ce qu'ils méritent. On rajoute, parce qu'on est d'humeur véhémente, que comparés à untel ou unetel, ils sont 100 fois supérieurs. En plus beaux, en plus drôles, en plus subtiles, en deux mots comme en cent : en mieux. Mais en 'achement moins connus.
Mais ceux là parfois, on est bien content de les connaître quand ils le sont peu. De les garder comme un petit jardin qu'on voudrait secret. De ne pas les voir portés en figure emblématique d'un genre ou d'un mouvement auquel viendraient s'identifier des dizaines de sous-genres en mal d'identité ou de groupies à l'euphorie perpétuelle ("ptain c'est trop trop trop génial c'que tu fais, j'ai jamais vu ça")(Toutes ressemblances...gnagnagna serait bien sûr, tout à fait volontaire).

Parce que c'est un sacré problème mes bons amis, ce perpétuel besoin de se lancer dans la lignée de machin ou machine parce qu'ils ont réussi. Bien sûr, à 14 ans, Hugo a écrit "Je serai Chateaubriand ou rien, j'hésite" mais cette phrase donne-t-elle un quelconque crédit à tous les groupes qui ont pensé un jour "je serai les Beattles sinon rien", à tous les peintres de se dire "je serai Van Gogh sinon rien", à tous les bloggeurs de dire "je serai publié sinon rien"... qui ne finissent seulement par qu'osciller longuement entre un décollage difficile et le rien vers lequel ils hésitent tant ? Pour finalement, dans leur grande majorité, s'y écraser, plus ou moins comme des merdes ?
Je ne crois pas.

Toujours est-il que je voulais parler absolument d'autres choses qui allaient du dernier album de Dionysos qui est un p'tit bonbon qui fond dans les oreilles jusqu'à ma dernière passion du moment : l'intelligence économique (ah ça, pour la déconne, on sait où me trouver - mais généralement j'y suis pas). Et puis finalement, j'ai juste été prise d'une envie subite de caser 15 lignes tout à fait incomplètes sur une réflexion elle-même inachevée. J'avais vu Beigbeder faire ça à la télé une fois et j'avais trouvé ça cool.

Je serai rien, ou sinon... j'hésite.

### What a wonderful weurld

Comment faire un site en 1h et quelques semaines.

10
Oct ’05
23:53

Tout d'abord, munissez-vous d'une tête pleine d'idées. Le cas échéant, y'a 20six et canalblog, c'est bien aussi.
Dans un second temps, oubliez toutes ces idées, votre créativité n'a malheureusement pas d'égal votre sens artistique. Restez lucide, allez au cinéma.

Vous irez voir, parce que vous avez bon goût, "Moi, toi et tous les autres". Et vous aimerez. Parce qu'un ))< >(( ne laisse personne insensible. Et parce qu'un film qui arrive à faire marrer une salle avec un copier/coller ne peut pas être foncièrement mauvais.
Cependant, si la qualité de votre goût n'a, lui, d'égal que mon manque de sens artistique, vous pouvez quand même vous précipiter vers les salles obscures, des tonnes de films français vous attendent les bras ouverts, "Vive la vie" en tête avec une merveilleuse adaptation des meilleurs sketchs de Bigard enfin au cinéma : "Alors y'a trois salopes, une grande, une petite..." - "ha ha ha qu'est ce qu'on s'marre, j'ai réussi à balancer 50 fois le mot "salope" dans mon film, chuis super subversif."
(Et Didier Bourdon de chanter "On peut plus rien dire"... encore faut il avoir matière à, mon bon monsieur).

Quitte à rentrer dans un profond questionnement sur les critères permettant à une merde d'acquérir le noble statut d'oeuvre d'art - et par la même de grappiller quelques menues subventions diverses, visitez une ribambelle d'ateliers d'artistes annihilant à eux seuls le moindre soupçon sur la véracité d'une loi de Sturgeon moyenne.

Pendant que vous y êtes, courrez au grand palais. C'est trop tard, tant pis, regardez des photos et dites vous que des gens, en y allant, ont eu de grandes et fortes palpitations.

Dans un élan de courage, choisissez des couleurs à insérer dans votre CSS (alors Maman, une CSS ce serait comme... ça ressemblerait à... bon en fait, c'est un truc encore plus pénible à définir qu'à créer). Sortez boire une verre, puis deux. Marchez un peu, profitez en, votre genou recommence à peine à vous lancer. Et puis Paris est superbe en automne, avec ces feuilles mortes qui vous feraient presque oublier que si la valeur n'attend pas le nombre des années, la bêtise, elle, y prend toute son ampleur.
Acceptez vos erreurs, c'est aussi là dedans que votre manque de courage s'épanouit mieux qu'une rose bercée par quelques rayons de soleil.
Mais finalement, que serait Paris sans Nanterre ? Rien, surtout que c'est là-bas et pas ailleurs, au théâtre des Amandiers, qu'on y joue "La vie de Galilée". Et des crétins, notre italien, c'est sans lunette qu'il les a vus défiler.

Dans un excès de sociabilité, trouvez vous des "activités hors du temps de travail". Un truc pour s'épanouir, aimer son prochain, oublier tout conflit d'intérêt et donner raison à l'humaniste qui sommeille en vous.
Une fois l'activité trouvée, assommez l'humaniste à coups de pioche, 'va encore falloir se battre là aussi.

Enfin, dans un soucis perpétuel pour la déconne, découvrez vous une passion pour les copies d'écran, la mise en forme de vos cours et les divers logiciels de formation. Si en plus le dernier blog sur lequel vous avez flashé est e-mob, que celui ci vous a ramené vers celui de la BBC qui fait toujours aussi bien les choses. Vous êtes foutus, attendez 15 jours et les vacances pour le prochain layout.

A moins que...

### Ma mort, jour apres jour.