"We will rock you"
2- David Lee Roth
"Jump"
3- The fratellis
"Cigarello"
Septodendrom
Flution
Xylapitre
Abraham KadabraCacochyme
Candy Cane
Damned
Dean Markley
Deneevrance
G
Kobal2
Nacha dit ça
Repilia
Monsieur MoyenFM
Les Fatals Picards
Oldelaf et Monsieur D
Tristan-Edern Vaquette
Crevez-tous
Edouard Nenez
Thierry Jullien
Cargite
E-mobTetram
Blog à part
Candy Cane
Chez Tartrais
Monsieur le Chien
Houdart
2002-2004Style&Purée
01 Mar - 31 Mar 2008
01 Jan - 31 Jan 2008
01 Oct - 31 Oct 2007
01 Sep - 30 Sep 2007
01 Nov - 30 Nov 2006
01 Sep - 30 Sep 2006
01 Jul - 31 Jul 2006
01 Mai - 31 Mai 2006
01 Avr - 30 Avr 2006
01 Mar - 31 Mar 2006
01 Jan - 31 Jan 2006
01 Déc - 31 Déc 2005
01 Nov - 30 Nov 2005
01 Oct - 31 Oct 2005
01 Sep - 30 Sep 2005
01 Aoû - 31 Aoû 2005
01 Jul - 31 Jul 2005
01 Jui - 30 Jui 2005
01 Mai - 31 Mai 2005
01 Avr - 30 Avr 2005
01 Mar - 31 Mar 2005
01 Fév - 28 Fév 2005
01 Jan - 31 Jan 2005
01 Déc - 31 Déc 2004
01 Nov - 30 Nov 2004
01 Oct - 31 Oct 2004
01 Sep - 30 Sep 2004
01 Aoû - 31 Aoû 2004
01 Jul - 31 Jul 2004
Riotigan !
Archive précédente
Archive suivante
Tchiki Boom.
Sep ’05
16:30
Alors, loin de moi l'idée de vous dire quoi faire de votre soirée de vendredi soir, mais vous savez, y'a rien à la télé, les bars c'est tout juste bon pour les chômeurs qui mourront d'une cirrhose et ce sera bien fait, et si vous n'arrivez pas avant 20h, vous ne réussirez jamais à choper un couscous gratos au Tribal Café.
Mais vendredi, il y a la première partie de la 20ème soirée du film court à l'institut océanographique. Et samedi la seconde. Mais vendredi. Vendredi, mes enfants, ils y passent, entre autres, "Music for one apartment and six drummers", qui a une bonne place dans mon top 10 des meilleurs courts visionnés de toute ma longue et courte vie.
Voilà, maintenant libre à vous de passer une soirée de merde mais 'faudra pas v'nir s'plaindre après ça.
### Ma mort, jour apres jour.

Petite annonce déguisée.
Sep ’05
18:14

Il avait glissé la tribu Malaussène dans ma boîte aux lettres et c'est le premier bouquin conseillé qui m'ait vraiment marqué. Un truc improbable, auquel je n'ai pas accroché à la première lecture mais qui m'a emporté pendant un sacré bout de temps après, jusqu'à en connaître certains passages par coeur, jusqu'à en copier des bouts chouettes dans mon cahier où je copie des bouts de trucs chouettes.
(Dedans, aux premières pages - qui datent de '95 -, y'a un poême de Marbeuf dont la première strophe est :
"Et la mer et l'Amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'Amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage...")
(Bon, ok, je veux quand même pas perdre la face, dedans y'a quand même Dac qui zieute sur Noir désir, Lacenaire qui s'étale, seul, en pleine page ; Desproges tape le carton avec La Fontaine et Apollinaire, Lamartine rame sur son lac en compagnie de McLiam Wilson et Schopenhauer s'bidonne avec Wittgenstein - partez pas s'il vous plait, vous voyez, je suis récupérable)
C'est assez fourbe de lire un livre dont on a entendu le plus grand bien par quelqu'un de proche. Pas une critique, pas une promo, pas un anonyme. Juste des mots gratuits prononcés par une personne qui réussit à vous donner envie d'un livre/auteur juste en vous en parlant et qui vous juge même peut-être assez bien pour pouvoir apprécier un texte à sa juste valeur.
Ta gueule.
C'est fourbe, parce que, comme tout point de vue sur lequel on ne peut s'exprimer, pour peu que la curiosité nous y pousse, on est de suite entraîné vers un risque potentiel de déception. D'enchantement aussi peut-être, mais enchantement prévu.
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer
Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,
Et tout deux ils seront sans hazard de naufrage"
Tu vois, je savais que j'avais raison de le noter.
Alors du coup, quand j'ai aimé des bouquins, des auteurs grâce à quelqu'un de particulier, il me devient difficile de dissocier l'oeuvre et mon guide. Ainsi, Pennac, Beckett, Tchékov, Ionesco, Orwell, Brecht, Vian, Wittgenstein, Keyes et quelques autres qui ne me viennent pas à l'esprit sont étroitement liés à des personnes que j'apprécie.
Ce qui nous conduit à une étrange rencontre. Il y a quelques temps, quelqu'un m'a écrit quelques mots sur un auteur. Son nom d'abord. Et des détails ensuite. Quelques a prioris à la con plus tard, j'ai décidé d'ouvrir un livre, pour voir. Bonne surprise. Puis d'autres récemment, très bonnes surprises. Des passages où on se dit que "hey mais moi aussi je veux écrire comme ça". Et d'autres où on se dit, qu'étant passé de vie à trépas il y a quelques temps déjà, la totalité de l'oeuvre éclusée, il ne nous restera rien d'autre à faire que d'attendre une autre cornac littéraire au vade-mecum fabuleux.

### Ma mort, jour apres jour.

Le tombeau de l'ami inconnu.
Sep ’05
00:05
Le seul truc qui clochait, c'était que le bon vieux temps dont nous aurions pu parler ensemble nous ne l'avions jamais partagé et que c'est quand même vrai qu'il faut commencer par faire la connaissance de quelqu'un avant de pouvoir lui causer de la sorte.
Et donc l'homme m'est passé à côté sans la moindre expression de reconnaissance sur la figure. Et moi, je lui ai montré le même masque, sauf qu'en dedans ça m'a fait comme si je le connaissais presque. Oui, il était vraiment bien bête que la seule chose qui nous ait empêchés de devenir bons amis soit un fait aussi idiot que celui de ne jamais encore s'être rencontrés.
Nous avons poussé chacun de notre côté et parce qu'elles étaient opposées, nos directions nous ont à jamais boulotté toute chance de nouer une quelconque amitié.
### Ma mort, jour apres jour.

