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Ceci ne sont pas des critiques (5/5)
Avr ’05
00:18
Et puis comme je suis prise par les aléas du temps, des lignes à lire et de la flemme tenace, j'abandonne...
Va, vis et deviens un bon film (4/5)
Akoibon perdre 8euros et 1h30 ? (0/5)
...et je me rends. En vacances dans 16h30.
### Ma mort, jour apres jour.

Ceci ne sont pas des critiques (4/5)
Avr ’05
00:13
Wahoo trop cool, un documentaire, ça faisait longtemps. (Allez, plus que deux, courage)Dig (4/5)
Ondi Timoner a eu envie de faire un film sur l'industrie et la musique. Pour ça, elle a choisi deux groupes : les Dandy Warhols à ma droite et les Brian Johnestown Massacre à ma droite aussi. Les deux groupes sont potes et font de la musique de djeunz cool avec le quota de débauche que cela sous entend : rentrer tard le soir, sauter des repas, fumer des Royal mentholées... La vraie vie rock'n'roll quoi.
Au début, Anton, le ménestrel du BJM est super pote avec Courtney qui est barde des DW et ça date pas d'hier, ils ont fait plusieurs JMJ ensemble. Ils ont ce qu'on appelle, dans la grande famille du show-biz, un fuckin' respect l'un pour l'autre. Pour Court', Ant' c'est un type qui fait d'la trop bonne musique mais dont le talent sera jamais assez reconnu. Pour Ant', Court' c'est juste un pote qui a raison par contre.
Finalement, c'est le clash : les DW percent alors que les BJM continuent à ramer. En même temps, on comprend vite pourquoi. Ant' sur scène, il déconne un peu en jetant des gobelets plastique remplis de badoit rouge (avec plein de p'tites bulles, ça te nique les yeux) dans le public alors que la maison de disque vient essprès pour lui. Mais même malgré ça, Court' il a encore un max de respect pour Ant'.
Ant' de son côté, il reste à jouer de la cythare et 79 autres instruments dans sa maison. Un soir, il fait une grosse fête où tout le monde se défonce au tang orange sauf les DW qui ont point de croix le mardi jusqu'à 22h. Mais ils sont quand même un peu deg, parce qu'à voir l'état de la maison, ça devait être une sacrée surprise partie. Du coup, Court' prend son kodak jetable, appelle ses copains sur leur tamtam en donnant rendez-vous à 10h pile poil devant l'entrée. Top synchronisation des montres.
Les BJM, qui finissent leur bol de chocapic alors qu'ils ont même pas pris leur 7 fruits et légumes nécessaires à un apport journalier en vitamines essentielles, ils en reviennent pas. Comment c'est devenu trop des poseurs les Dandies ! Ils veulent trop faire genre ils ont fait la fête toute la nuit et faire croire que Zia - c'est la seule nana de la bande, tous les mecs ont déjà dû lui soulever sa jupe pour voir si sa culotte avait des coeurs ou des betty boop dessus - avait fait un piou à Joel - Joel c'est le type qui sert à rien chez les BJM, ouais comme Zia, voilà.
Après ça, c'était décidé, ils se sont fait des entailles au pouce en voulant faire un pacte de meilleurs ennemis du monde mais ils se sont arrété juste avant que ça saigne parce que Zia elle aime pas trop le sang. Et puis finalement à cause des MST, ils ont mis des pansements avant de se toucher les doigts.
### Ma mort, jour apres jour.

Ceci ne sont pas des critiques (3/5)
Avr ’05
00:26
Le cauchemar de Darwin (4.5/5) & Pas assez de volume (4.5/5) & The Yes men (3/5)
C'est bizarre. En 1993-94, j'avais 13 ans et le GATT était partout. Ma prof d'histoire géo nous faisait découper des articles de presse à ce sujet. Mon père me ramenait Les échos de son boulot et, comme demandé, je faisais des coupures auxquelles je ne comprenais absolument rien. Elle nous répétait de les garder parce que ça nous serait utile. Ce que je fis, toujours dans l'aveuglement le plus complet, attendant un jour de pouvoir les ressortir tel que les prédictions professorales l'avaient suggéré. En vain. Mes coupures ont croupi dans une boîte en carton jusqu'à ce que mort s'en suive, en 2000.
En 2001, les fatals picards chantent "Bien rangé" et finissent engagés
contre la mondialisation et leur gré peut-être aussi (hinhin).En 2004, un playmobil me donne une vision du monde et d'un engagement que je ne supposais pas possible "comme ça". Bin oui, les alter-mondialistes pour moi ce sont des gens habillés "ethnique", avec leurs cheveux blonds fraichement rasta-fiés comme l'étaient ceux de leurs ancètres très très lointain. Ce sont des babacools qui écoutent Tryo en détruisant des champs d'OGM d'une main et fumant de la ganja de l'autre. Bon, finalement, je m'étais trompée, à croire que la télé ne nous donne pas une vraie image des gens. C'est scandaleux, il faut que je trouve une pétition en ligne. (En fait, c'est presque ça, mais ils fument des camels. Point virgule parenthèse fermante.)
Voilà mes prises de consciences. Je sais, je suis pourrie et pire je le sais et n'y change rien. Ou si peu.En tant que citoyenne de la terre, la meilleure chose que je fasse actuellement, c'est de trier mes déchets. Quant à savoir où ils vont ensuite et dans quelles conditions, ce n'est déjà plus de mon ressort. Une fois la poubelle marron placée sur le trottoir, les choses sont revenues à leurs sources respectives et de mon côté, me voilà clean et déchargée. Il n'y a qu'une fois la poubelle bleue sortie que je sais avoir eu mon rôle dans le tirages des quelques 2 millions de gratuits disponibles dans les transports en commun chaque matin. Et mon civisme gonfle la poitrine.
En tant que concitoyenne terrestre, le simple fait de ne pas me préoccuper plus de mes déchets fait probablement de moi une merde puissance dix.
De plus, en cherchant un peu et en admettant que je sois consciente de ce qu'il se passe ailleurs lorsque les grands abusent et écrasent les petits. En admettant aussi qu'il m'ait été prouvé par A+B (je suis cartésienne) que ma façon de vivre se fasse au détriment, non pas d'une ou deux, mais de plusieurs millions de personnes. En admettant enfin que mes capacités intellectuelles me permettent de déduire des conclusions raisonnables et sensées d'un ensemble de faits avérés au moins comme il m'est possible de déduire à 60% un don de mes revenus imposables.
En admettant donc chacune de ces hypothèses comme vraie, on doit pouvoir affirmer que ma courbe d'inculpation dans la dégradation du monde a une allure sacrément exponentielle.
Dans un problème de maths ou de physiques, l'énoncé des questions suit une logique (wahou) permettant aux moins doués de pouvoir se démerder avec un minimum de bon sens et un cours appris. En économie, c'est déjà moins facile et en plus, contrairement aux matières précédentes, celle-ci m'a toujours passablement saoulée.
Et puis, périodiquement, il y a des gens qui réussissent à attirer votre attention sur un sujet dont la simple évocation provoque baillements à répétition : la gestion de l'argent au niveau mondial et tout ce qui s'y rapporte.
Me voilà donc face à trois films et un bouquin et force est de constater qu'aucune somnolence ne m'a prise, même par surprise.
Pas assez de volume.Ce docu de Vincent Glenn serait le cours magistral de 2h30. Glenn joue les profs, nous explique ce qu'est l'OMC, fait un point sur l'histoire, montre à nouveau que les alters ne sont pas qu'une bande de clichés ambulants. Ca séduit.
Les rouages sont suffisament bien démontés pour qu'on puisse y comprendre quelque chose même en partant de loin ou de très loin. Le théorème est posé. Merci Prof.
Le cauchemar de Darwin se place alors comme la démonstration mathématiques des lois vues précédemment.Dans un premier temps, le maître Saupert ne dit mot mais laisse l'étudiant face à l'énoncé : une zone ravagée par l'exploitation d'un poisson prédateur introduit, à titre expérimental, dans un lac. Expérience conclue par une exploitation à outrance de ladite poiscaille.
Une quarantaine d'année après l'introduction des premiers perche du Nil dans le lac, l'écosystème est ravagé et le perche devient la seule pêche possible. Une fois les 500 tonnes quotidiennes extraite par l'énorme capital humain nécessaire à tout ça - de la pêche jusqu'au recyclage des déchets en passant par la transformation des poissons - le capital part par avion cargo, restent les humains sur place. Le théorème des limites finies de la mondialisation prend alors toute son ampleur face caméra : destruction d'un écosystème, exploitation de l'homme par l'homme, loi du profit maximal, exploitation de la misère humaine... J'en passe et des bien pires. L'élève se retrouve face à un corrolaire : ce libéralisme à outrance est catastrophique dans n'importe quel référentiel géocentrique admis mais totalement négligeable (négligé ?) dans celui fixé par l'OMC.
The Yes Men, enfin, ce serait le TP. Le moment où on déconne avec les
potes en mettant la mauvaise solution dans l'éprouvette du voisin quand
il a le dos tourné et le voir rendre une mauvaise copie à la prof avec
tous le discrédit que cela peut provoquer sur son bulletin mensuel
(haha, qu'est ce que je me suis bien marrée au lycée...hm).Bon, le film a quelques moments drôles, dans l'hypothèse où on n'a pas déjà vu les vidéos sur internet sinon on préfèrera de très loin le livre qui a le mérite d'être bien présenté et qui évite la réalisation inintéressante du film.
Conclusions :
- j'ai compris le cours, j'ai envie de le mettre en application, je vais sérieusement bûcher mes exercices.
- je sais très bien qu'un vrai cours magistral ne place jamais le théorème avant d'en faire la démonstration. Mais je sais très bien aussi qu'aucun docteur ès-sciences ne me lit.
- pour le bonheur perpétuel, ce serait dommage d'avoir la solution quand même. Sur quoi j'écrirais des posts de 400 lignes ? Les histoires à la Mary Poppins ?

### Ma mort, jour apres jour.

Ceci ne sont pas des critiques (2/5)
Avr ’05
00:50
Dans les choses les plus idiotes que j'ai pu lire sur internet, se place un blog spécifique et son contenu. En fait plusieurs, mais je cible. Il y a un an et demi, le gusse maintenait, avec une réflexion que j'ai même tenté de comprendre, qu'une légalisation contrôlée de la pédophilie sauverait des futures victimes potentielles. En gros, le "en sacrifier une pour en sauver plusieurs" que Boyd avait écrit (ouais, tout se sait...) mais au 36e degré. Ca me fait mal de faire un lien vers son site (et pas uniquement parce que mes commentaires chez lui sont bourrés de fautes) mais disons qu'il assurait que prendre des photos d'enfants nus "avec autorisation parentale" (gnihihi) serait bien pour assouvir les pulsions de ces gens qui ne sont en fait pas si malade que ça, mais "juste ils ont une sexualité particulière comme les homosexuels" (sic). Et j'ai envie de vomir alors je vais parler ciné.
Tout ça pour dire qu'aborder la pédophilie sans tomber dans le scabreux
ou surfer sur le mauvais goût du moment, est presque aussi facile que
de toucher le bout de son nez avec sa langue (vivez dangereusement, que
diable !) : certains y arrivent mais ils sont rares.Gregg Araki zozote sûrement à cause d'une proéminence organique. Il touche le bout de son nez et par la même réussit à faire un film traitant du sujet qui nous intéresse aujourd'hui, en maintenant une distance nécessaire avec tous les facteurs qui auraient pu le ruiner. L'histoire de base est bâteau et quasiment la même que dans un épisode de l'instit ou d'un journal du JT. Là où tout bascule, c'est que lorsque Klein s'attarde à faire un portrait affreux du pervers au double visage pendant une heure trente ou lorsque Pujadas détaille ce que des gosses ont pu subir, par qui, comment, pendant combien de temps parce que "une fillette abusée" sans détail, c'est comme un reportage de guerre sans sang : ce n'est pas vendeur, Araki, en adaptant le bouquin de Scott Heim, s'attarde sur les névroses des gosses pour en faire un bijou salement esthétique et furieusement sensible.
### Ma mort, jour apres jour.

Ceci ne sont pas des critiques (1/5)
Avr ’05
20:09
Million dollar baby VS De battre mon coeur s'est arrêté.
Brice se la joue. Depuis qu'il a un film à son nom, il se néglige.
Alors il va en voir auxquels il met des notes hallucinantes et bacle le
pourquoi du comment en deux lignes. Aussi, dans le soucis de préserver
les révolutions périodiques de notre planète autour de son axe huilé au
gros sable, vais-je m'attarder sur de battre mon coeur s'est arrêté
(2.5/5) et puis sur million dollar baby (2.5/5) pendant que j'y suis.[Apparté]
En me rendant au ciné, je suis quasiment sûre d'avoir croisé DSK en haut de l'escalator. J'aime bien reconnaître les bloggeurs grâce à la tête qu'ils laissent trainer sur leur site. Après Flaoua devant un bar, Kobal2 dans un squat, voilà DSK aux halles. Un jour peut-être, je croiserai Ajapi au détour d'un tremplin de l'humour, et là, je pourrai mourir en paix (assassinée par qui sais-je).
[Fin de l'apparté]
Brice a adoré la nervosité super palpable dans la réalisation. Moi j'ai
détesté le manque d'histoire justifiant cette nervosité. Dans ce but,
Audiard filme les trois quart du temps en gros plan et plan serré. Ca
fonctionne à merveille : c'est énervant au possible. Même les plans sur
le dos musclé de Romain Duris jouant au piano. Même les gros plans sur
ses abdos saillants, même le détail de ses épaules merveilleusement
bien dessinées. En fait, surtout ça. Allez vous amuser à regarder un
film avec la langue qui pend. Passons. Je ne suis même pas fan de Duris
en fait.Mais il faut bien admettre qu'il est là pour sauver les meubles et les autres le lui font bien comprendre en mettant tout leur potentiel artistique (et de ce point de vue, on pourra le considérer comme énorme) à jouer comme des merdes. Non mais vraiment. J'ai vu des spectacles d'enfants plus impressionnant. J'ai même vu des comédies romantiques FRANCAISES plus impresionnantes. Alors Romain rame. Il rame comme un dingue pour garder la tête hors de l'eau et sortir tout le monde à temps. Romain joue du piano, Romain mange avec Papa, Romain est amoureux, Romain ne comprend pas le chinois mais progresse quand même. Romain est merveilleux et donne deux points et demi au film. Bravo Romain.
Bon et puis Million dollars baby, c'est pareil mais en différent finalement. Et en plus elle meurt à la fin.
### Ma mort, jour apres jour.

Oui-Oui vote la constitution et meurt sans assurance.
Avr ’05
20:07
Il y a 4ans, je devais me trouver une mutuelle. Alors, hop, je fais des devis, opte pour une et rentre dans la boutique à mutuelles.
On m'accueille tel un pigeon déguisé en princesse et une petite dame derrière un grand bureau me fait décliner mon identité comme dans les films. Son prénom est écrit sur une petite voiture à côté du logo de sa boite. Rien que pour ça j'ai envie de l'aider à s'en sortir et signer tout de suite. Elle en profite pour tenter de me vendre d'autres produits. Une assurance voiture (je veux bien, mais euh, vous croyez vraiment que c'est nécessaire dans le métro ?), moto (mais en fait, à l'époque, j'aimais pas trop Didier), des lieux merveilleux où mon argent serait bichonné comme jamais il ne l'a été et ne le sera (mais à l'époque, je n'en avais déjà pas) et une assurance individuelle (et si je pouvais être un peu mieux (r)assurée dans ma vie, je cracherais pas dessus). Je ne connaissais pas. J'aime les nouveautés. J'ai cru voir en ce bout de papier le bout du tunnel. Je lui ai tout de même demandé l'importance de la chose. Elle n'a plus parlé de celle-ci mais carrément de son caractère vital. J'ai flippé, j'ai signé, je suis faible.
Mais voilà. La première année s'est écoulée, je n'avais toujours pas de voiture, je n'aimais toujours pas Didier et tout ça dans la ruine la plus complète. Autant dire que mon épanouissement était à son paroxysme et je jugeais idiot de continuer à ce que mes non-aventures soient assurées. A la réception de la lettre me disant "Bonjour, pour cette année, votre assurance sera de tant", j'ai dit "ouais bah non". Dans ma tête. Et puis rien, jusqu'à la lettre suivante, un an après.
"Cette année, vous cumulez deux ans d'assurance non payés, vous nous devez tant".
Evidemment, absolument rien ne m'était arrivé. Si tel avait été le cas, je peux être sûre qu'ils auraient fait valoir ma non participation financière à leur contrat pour ne pas couvrir les frais. Mais voilà. Ce ne fut pas le cas mais ils me réclamèrent tout de même les frais d'une assurance inutile. J'ai laissé courrir jusqu'à ce qu'arrive cette année une mise en demeure de payer les trois années précédentes. Je n'aime pas trop ce genre de courrier. Je travaille d'arrache pied à ce qu'il ne m'arrive absolument rien (c'est crevant, vous n'imaginez pas) et le fruit du destin et d'une bonne bande de bureaucrates vous rappelle à l'ordre.
Alors j'ai fini par regarder mon contrat d'assurée incertaine. En entier. A m'apercevoir qu'il était probablement aussi vital que j'y souscrive que de prendre la carte de fidélité de mon supermarché et surtout de voir qu'il était reconduit automatiquement d'année en année sans qu'aucun point ne me soit attribué pour que je puisse enfin m'offrir ce merveilleux réveil à quartz dont je rève devant le catalogue hebdomadaire de réductions Casino.
Bon. C'est pas la découverte du siècle les contrats reconductibles. Mais j'avais signé pour un an moi. Finalement, prenant mon mal en patience et mon vécu en morale, j'ai décidé que je ne dirais plus jamais "oui" à quelque chose que je n'aurais pas lu.
PS : Et sinon, les commentaires reviennent - mais ne vous forcez pas. Normalement, si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, ils restent jusqu'à ce que les spammeurs réussissent à déjouer le piège infernal que je leur ai installé. *rires diaboliques* (si tout va bien, ça tiendra deux jours)
### Ma mort, jour apres jour.

Passe-moi les chips, j'ai soif.
Avr ’05
22:50
Les pouces se tournant autour comme deux ados à leur première boom, les doigts de pieds philosophes cherchant à ne jamais brasser deux fois le même air, les yeux fixant vaguement un objectif à atteindre sans bouger mon séant de ma chaise. Parfois, je penserais à un évènement extraordinaire qui pointerait le bout de son nez de manière tout à fait impromptue mais dont découleraient des aventures plus palpitantes les unes que les autres. Je serais scotchée au scénario de ma vie, surprise sporadiquement par une petite intrigue certes minime mais dont le dénouement influerait considérablement sur le reste de mon existence. Ces péripéties passées, je me resservirais un verre en finissant le paquet de chips avec de l'houmous, satisfaite que je serais d'avoir mis fin glorieusement à un épisode de mon histoire.
J'ai vécu comme ça un bon bout de temps que je nommerais, sur la frise de mes jours, ma période de cénesthésie télévisuelle. Elle est belle et bien achevée maintenant et la cure de désintoxication a été telle qu'aujourd'hui seul le ciné arrive à me scotcher régulièrement dans un siège (bon et internet un peu, mais si peu...).
Cependant, depuis pas mal de temps, je suis fan d'arrêt sur image et de Daniel Schneidermann. Et ce serait bien une des seules raisons pour laquelle je laisserais entrer chez moi cet invité accaparant que peut être le tube cathodique. Mais comme france5.fr est décidément un site merveilleux (un jour où je voudrais faire ma prof - vazy fais pas ta prof ! -, je vous parlerais du bonheur que représente ce site en général et quand on bosse avec les 10-15ans en particulier), il va jusqu'à m'épargner une rechute en mettant en ligne les émissions diffusées.
Cependant, depuis peu, je suis de plus en plus sous le charme de David Abiker. Je me suis demandée ce qu'il faisait d'autre et c'est là où mon service de renseignement m'a renvoyé vers leur Big bang blog. Alors je suis restée plantée sur mon siège, mon bol de soupe à la main, mon majeur indexant la molette de façon à ce que défilent sous mes yeux bouche bée des lignes que mes lèvres estomaquées marmonnaient. Telle une exploratrice, j'ai ressentie l'engouement de la découverte et l'idée que je venais bel et bien de confirmer ce que bien d'autres annonçaient depuis longtemps déjà : mon ère de cénesthésie numérique.
Y'a rien à faire, l'histoire est cyclique, c'est pénible.
### Ma mort, jour apres jour.

Revue pressée
Avr ’05
13:08


Ca commençait fort.
Sur Yahoo! - qui décidément choisi toujours les meilleures photos pour se foutre de la gueule du monde sans en avoir l'air, on nous annonce que le pape a eu septicémie et un arrêt cardiaque mais que "même pas mort" (il faut que je me dépêche de mettre ça en ligne) et que, Rainier III à 81 ans n'arrive visiblement pas à survivre à sa maladie. Tapette.
Politique ensuite, je me lance sur le site de l'ump, où est annoncé que le oui bâtira une autre europe. Partie comme je l'étais, j'arrive sur celui du PC où cette fois on nous dit que le "non" aussi. Finalement, ils vont finir par se mettre d'accord sur quelque chose, le 1er avril n'aura pas été vain.

Mais rassurez-vous, ardents défenseurs du non et craignez, preux chevaliers du oui, grâce au dossier spécial europe du Monde, vous apprendrez que, quand bien même le peuple français se déplacerait en masse pour affirmer sa volonté de bâtir une europe avec une constitution ou un traité, personne ne sait vraiment, de plus de 800 pages, ma phrase commence à être longue alors je reprends. Quand bien même un élan de civisme aurait lieu et bien vous apprendrez que la probabilité pour que tout ça aille jusqu'au bout avoisine à peu prêt le pourcentage de gens qui se déplaceront pour en dire ce qu'ils en pensent.
Bref, la victoire est donnée d'avance au clan des jmenfoutistes, élu, par la même occasion, maître du monde. J'en connais qui seront ravi d'avoir enfin le beau rôle.
Bien sûr, l'europe tout le monde en parle mais finalement, y'aura
surement la finale des amours le samedi soir, le dimanche on sera crevé
et en plus y'a turbo à la télé alors monsieur tout le monde lui, il va
plutôt trainer sur le site de France 2 pour y retrouver les blagues.
Et quel régal ! Quel bonheur pour les zigomatiques
! Retrouver Alain Delon, Jean-Paul Belmondo et Johnny Halliday dans le
commencement de la liste des plus grands français de tous les temps
alors que, loin derrière, Rimbaud, Corneille et Baudelaire sucent
péniblement les roues de Poulidor et Drucker...
Et tout ça uniquement dans le but qu'on passe tous un très bon 1er avril. Heureusement que les grands de ce monde veillent sur nous.
### What a wonderful weurld

