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Mar ’05
19:16

### What a wonderful weurld

Allons-y de concert (4/4)
Mar ’05
00:17
Aaah ! Les jeunes groupes de "rock" français actuels ! Kyo, Pleymo, Aqme, Luke et même Bertignac qui, chose rare, réussit à faire la même soupe à 50 ans et après 20 ans de carrière que des petits mecs qui ont encore du lait plein le nez. Je les aime pour deux raisons :
- la première c'est de pouvoir parler musique avec mes élèves de 3ème et m'entendre dire par ces petits rebellz "qu'avant pleymo, y'a jamais eu de groupe de métal en france". Et de pouvoir rétorquer "Et Trust, c'est de la musette ?" (Oui, bon ok, Trust, c'est pas du métal, en même temps, Pleymo non plus et j'étais fière de ma réplique et allez mourir).
- la seconde, c'est de voir un reportage sur Luke aux infos avec en voix off ce commentaire édifiant "Luke, un groupe aux paroles engagées contre le racisme, l'extrémisme et le conformisme". Outre le fait que le journaleux avait vraisemblablement une liste de mot en "isme" à caser, je trouve ça super original pour un groupe de rock d'être contre le racisme, l'extrémisme et d'autres mots en "isme". Mais en plus s'il rajoute à ses combats quotidiens, la lutte contre le conformisme, je dis respect. (Le sarcasme est bien une figure de style, j'ai vérifié, hier j'étais pas trop sure).
Dans la même veine, et j'avoue que ça m'embète un peu plus dans la mesure où j'aime bien les groupes dont je vais parler maintenant, la grosse tendance, quand on s'est bien battu contre le racisme et l'extrémisme derrière un micro, c'est de dire qu'on est de gauche. Hooo oui, 'faut l'dire. Et le redire. Et toujours et encore, seul avec tout le monde, comme un crédo lancinant "je suis de gauche, je suis de gauche, as-tu entendu toi, au fond ? je suis de gauche".
Je croise tellement de gens de gauche que je finis par me demander comment ça se fait qu'on ait un gouvernement de droite si les convictions sont si bien ancrées, m'enfin bref.
Tous les dimanches soirs, au théâtre Trévise a lieu le F.I.E.A.L.D, une scène ouverte (ou bleue, ou jaune, ou rouge... ouais d'accord). Enfin ouverte aux autres mais pas à moi, pour le bonheur de tous.
Dimanche dernier, la scène l'était à des groupes bien sympas et invités à jouer pour la beauté du geste sans le droit à aucune invitation - c'est-quand-même-beau-la-grande-famille-du-spectacle. Mais je peux dire, sans mauvais esprit, que la soirée fut très bonne. Genre vous voyez le spectacle de Franck Monnet ? Bin, sans user de superlatifs faciles, je pourrais dire, aller, je me mouille, que c'était 10 fois mieux. Ouais, j'ose. Aah, je sais pas ce que j'ai, toute cette audace à dire des trucs tout haut comme ça, cachée derrière mon blog. Tu vois, là, je me sens vivre !
Bon, revenons à moutons (haha).Comme j'ai eu une affiche et qu'il faut que je l'affiche - car c'est bien là toute la destinée tragique et inéluctable d'une affiche, comme celle d'un auto-collant est d'être auto-collé, je m'exécute.
Les rôles de la soirée avaient clairement été distribués dès le début. D'un côté le public, pour se recevoir des balles dans la tête (nan mais c'était pour déconner) et les artistes avec, par ordre d'apparition :
Les petites bourrettes pour chauffer la salle, ce qui fut plutôt réussi.
Volo (un bout de Wriggles et son frère) pour placer une chanson sur le medef, ce qui plu à la salle révoltée.
Les genklemens pour pouvoir, enfin, apprécier à sa juste valeur toute la poésie et le bon goût qui pouvaient exister dans la plus crade des chansons de Thierry Jullien.
Les fatals pour découvrir une nouvelle formation et se dire que "bon bin ouais, mais bon ?".
Manu Donzella avec une très chouette chanson finale du genre "Adios, nin nin nin".
Alexis HK qui m'a bien donné envie d'aller le voir en concert entier et même de me procurer ces albums parce que frustrée des trois morceaux en écoute sur realplayer. (Note personnelle : S'il vous plait messieurs les webmasters, mettez vous à faire du stream audio sous flash).
Oldelaf&Pépito puis les joyeux urbains.
Ah mes amis (Allez, vous êtes de gauche vous aussi, on est ami quoi !), ce fut bon !
... Et vous n'y étiez pas, tant pis pour vous. Moi oui, tant pis pour moi, ça me fait beaucoup de CD à acheter. Je vais devoir casser un de mes plans épargne. Salauds de gauchistes.
### Ma mort, jour apres jour.

Allons-y de concert (3/4)
Mar ’05
18:29
Qui dit tradi, dit fidélité. Je suis fidèle à Tôt ou tard. Un peu parce
qu'ils filent régulièrement des places de concert mais surtout parce
que les Fabulous Trobadors, les têtes raides, Thomas Fersen, Jeanne
Cherhal et même Delerm, tiens. Beaucoup de bonnes raisons finalement.
Ou pas. Mais tout ça n'est qu'une question de mauvais goût.Là, c'était Franck Monnet et Manu Da Silva. J'ai, dans un premier temps, honni les obligations politiques ou religieuses de mon entourage puis leur manque de considération pour l'offre que je leur faisais. Une place pour des artistes de la nouvelle scène française qui marcheront sûrement sur les pas des plus grands, dussent-ils espérer un jour tomber sur les bottes de sept lieues, une place pour ça, donc, ça ne se refuse pas, bordel !
Et pourtant si.
Ca se refuse ou se reporte, par cinq fois. J'ai décidé que c'était un joli nombre et par là même de stopper cet enchaînemant catastrophique de refus systématiques. J'ai maudit le genre humain et je suis arrivée à l'européen malgré la pluie, le stress, mes craintes, mes doutes et mes angoisses (comme quand...) et Da Silva a ouvert le bal. Bon, "le bal" c'est peut-être trop fort comme terme. Trop brutal même. Trop trash, voire même carrément hardcore.
Je vais comparer pour que vous compreniez.
Vous avez déjà entendu un CD entier de Superflu ? Vous connaissez quelqu'un qui a déjà écouté un CD entier de Superflu ? Non, ne cherchez pas. Je connais la réponse, elle est négative. Un CD de superflu, ça s'écoute par piste. Je sais de quoi je parle, j'ai deux albums que je n'ai pas fini de parcourir parce que je rentre directement dans ma troisième phase de sommeil quand je les entends.
Manu Da Silva, c'est un peu ça. C'est un peu un énorme métabolisme basal qui ne doit pas être réveillé et qui, pour se faire, décide d'endormir tout le monde.
Certains textes sont intéressants, quelques arrangements méritent qu'on y tende une oreille, le pianiste se laisse volontier mater et le type aux lumières a vraiment fait un chouette boulot. Mais globalement, un jeudi soir, à la sortie d'une dure journée de labeur (ouais bon, ça va hein), l'effet "superflu" se produit. Mettez devant ça un public bien réceptif à ce genre de musique (c'est à dire pré-endormi) et vous pouvez normalement vous aussi entrer dans votre troisième phrase de sommeil.
Bon et Franck Monnet dans tout ça. Pour commencer, aucun atome crochu
n'avaient été découvert entre les extraits en ligne et mes oreilles
(comme celles de 3 de mes 5 refus). Sans exagérer, je pourrais même
dire qu'ils ne s'étaient pas du tout entendu.En fait, la nouvelle scène française (y compris certains groupes que j'aime bien musicalement), c'est un peu comme le cinéma d'cheu nous actuellement : des bobos trentenaires (haha) qui brassent du vent avec quelques effets de style. En ce qui concerne l'homme du moment, je n'aimais ni les textes, ni la voix. Mais allez, on ne vit qu'une fois, carpe diem, cueille la rose et allons voir un meeting du PS. J'espérais bien que le côté concert lui permettrait de sortir tous ses atouts.
Dans un premier temps, la donne n'a pas été à son avantage. En choisissant de prendre la main, je me suis dit "T'aurais du te tirer pendant le changement de scène". Puis, je suis restée trois tours, en espérant, toujours et encore (ceci est un piège abscon). Il y a bien un moment où j'ai été surprise par un rythme qu'il avait surement récupéré dans le chien, alors j'ai persistée, sans me coucher. Et puis, finalement, certaines chansons m'ont séduite, la voix m'énervaient toujours autant mais il y a eu "un truc". Le truc qui ne m'a pas empéché de partir avant les rappels, mais qui a donné raison à la fidélité que je voue à Tôt ou tard. Et ça, ça vaut tout les concerts pourris du monde.
### Ma mort, jour apres jour.

Allons-y de concert (2/4)
Mar ’05
17:28
Alors, la conservation, c'est vu. Je me suis trompée. Allons voir du
côté de la conversation (ahem), rhétorique, s'il vous plait.Il existe une chose que je choie comme une chienne ses chiots (c'est dur à dire, hein ?), c'est le mépris de la popularité. Dès que l'objet de mes attentions devient celui de plusieurs autres et que ces autres pris en nombre dépassent le supportable, je le laisse tomber. Ca fait un peu caprice de môme gâtée mais sachez que j'ai eu une enfance bien difficile : dans le château familial on devait chauffer nous même nos chambres en faisant des petits feu de bois à l'intérieur, et c'était pas commode. En conséquence, je me rattrape maintenant.
Dans cet ordre d'idée, Travis Bürki, c'est un de mes petits chiots. Dit comme ça, c'est totalement ridicule, je le conçois, c'est donc la raison pour laquelle je vais m'empresser de me trouver des cironstances atténuantes.
Le 23 mars, le café de la danse et deux ou trois centaines de personnes avaient rendez-vous avec Thibaut (à la basse), Camille (à la batterie), David "Douchka" (au violon et chant) et ü au chant, guitare, piano et improvisations diverses. Vous dire que ce fut un concert bien agréable ne serait qu'euphémisme, tomber dans l'extrême inverse et parler du meilleur concert de ma longue vie, serait, pour le coup, céder à l'hyperbole facile et inutile. Non, je vais faire simple et objectif, sans pléonasme ni gradation.
Plaçons le décor et les personnages.Une salle chaleureuse (point de métonymie ici, chacun sait que le café de la danse n'est que bonheur pour celui qui souhaite profiter du visuel inhérent à bon nombre de spectacles vivants), un public complètement à l'écoute de ce qu'il avait sous les yeux (le sarcasme est-il une figure de style reconnue ?) et quatre artistes qui allaient se livrer à une course endiablée, entre hologrammes en string, questions existentielles et ôde à l'amour dans la joie et l'allégresse. Amen.
Rentrons de suite dans l'action.
Alternant les chansons du premier et du second album, un faux départ pour la forme et quelques textes savamment placés, Ü m'a surprise avec son "XXL", morceau avec lequel la symbiose avait été moindre lors de l'écoute numérique. Puis, improvisant pour un énième rappel, le piano s'est lâché le temps d'une partition fraîchement écrite, alors qu'abandonnés par leurs musiciens déconcertés, basse, batterie et violon restaient, comme le public, à vibrer au son des accords successifs du grand Travis.
Et concluons comme il se doit.
Par un point.
.
### Ma mort, jour apres jour.

Allons-y de concert (1/4)
Mar ’05
16:41
Je suis assez conservatrice, les vieilles choses me
plaisent, c'est mon côté tradi et gérontophile. Alors je m'entoure de
vieilles personnes, trentenaires cette semaine (haha), je garde mes
vieux tickets, je vais voir mes jeunes parents (t'huit et t'six ans la
prochaine - haha), je cultive mes vieilles amitiés retrouvées (ahem),
je garde les aliments au-delà de la date de péremption et puis j'invite
des gens à venir les manger.Je suis conservatrice, et j'ai du mal à admettre les changements radicaux.
Prenons le nouveau spectacle d'Oldelaf et monsieur D à trois. Pour être honnête, j'avais peur. Pourtant je l'ai vu à l'oeuvre le nouveau monsieur D. Je l'ai vu au théâtre, je l'ai vu animer une soirée blind-test comme personne auparavant (et le lien causal avec le fait que ce fût ma première et unique bonne soirée blind-test n'est pas si important que ça) et enfin, je l'ai vu, seul contre tous, reconnaître des vins les yeux fermés lors d'une des soirées qui marqua mes premiers pas chancelants dans l'alcoolisme mondain (fort heureusement, mon asociabilité (d'or et de raison) veille au grain (d'orge et de raisin) pour ne pas me voir sombrer dans les plaisirs éthylés). J'étais donc en terrain conquis.
Et Pépito ! Aaaah Pépito, je me souviens les veillées passées dans des bars à tapas en écoutant de Luis Mariano. Ah non. En fait, Pépito je l'ai juste vu bon joueur de basse-poubelle avec les petites bourettes et bon preneur de coups chez la Sex Bomb. Donc, a priori, il ne devait pas y avoir de problème pour qu'il soit bon joueur de basse-poubelle et bonne tête de turc (je peux reparler de l'Europe, là un peu ? Non, ok...) au sein de ces jackson 5 de la chanson con en duo à trois.
J'ai fini par affronter mes craintes, mes doutes, mon angoisse et mon stress comme lorsque j'oublie de réserver pour aller à l'ugc, et j'en ai eu le coeur net : rentrer dans la salle des blancs manteaux et juger.
Bon, et bien, force est de constater que je m'étais trompée (tout arrive, enfin). C'était il y a un mois, drôle et bien foutu - n'y pense même pas, je parle du spectacle. Alors sachant qu'ils y squattent jusqu'en Juin, autant dire que d'ici là, ça ne se sera que bonnifié. Et peut-être même que le nouveau Fred chantera un peu mieux. (Ho, faut bien critiquer un peu quand même).
### Ma mort, jour apres jour.

Pourquoi Didier Wampas est le roi ? (entre autres)
Mar ’05
08:01
La chance m'avait souri. Un train bondé, un monde fou sur le quai et finalement, une place qui me tend ses bras dans un wagon non fumeur. Gagner au loto m'aurait à peine fait plus plaisir.
Je ne me suis doutée de rien, et alors que les autres passagers cherchaient un siège, mon non-i-pod me susurrait des mots doux à l'oreille, une sombre histoire d'aquarium tactile.
Dès que le train s'est remis en marche, les accoudoirs m'ont pris la taille et j'ai compris. J'ai compris ce dans quoi je venais de m'aventurer : un train de retour de week-end ensoleillé, bondé d'enfants. En biais devant moi, une mère seule avec ses deux garçons hyperactifs, de 4 et 2 ans. Plus loin, un autre de 3-4 ans, à ma droite une petite de 7-8 ans avec sa mère et enfin, une dernière de derrière un fauteuil magique derrière lequel, j'en suis sûre, était cachée toute une colonie prête à surgir à la moindre baisse de décibels.
En biais, les deux hyperactifs sautent entre les 4 sièges, j'entends leur mère les calmer en anglais. A droite, la petite se fait raconter un conte par sa génitrice. Coup de chance, tout le wagon peut en profiter. D'un coup de molette, je demande à Didier d'hausser le ton, ce qu'il fait sans rechigner. Les activités changent, les enfants se découvrent et déjà la belle histoire de prince et de princesse a fait place aux cris et aux rires que j'imagine derrière mes écouteurs. haha, sales gamins, vous ne m'aurez pas aussi facilement.
En biais, la mère est maintenant toute seule. Les enfants se balancent entre les accoudoirs de l'allée. La probabilité pour que l'un d'eux se vautre dans un tournant ou lors d'une accélération est immense, je l'attends non sans plaisir. A droite, la petite revisite le numéro d'équilibriste du cirque du soleil debout entre deux dossiers, au dessus de sa mère. Bien que plus faible que celle de ses petits camarades, la probabilité pour qu'elle aussi se casse lamentablement la figure est suffisamment grande pour m'être agréable. En faisant un combo avec la chute des éléments situés à terre, mon imagination estime la négligence des parents suffisamment grande pour que tout ceci finisse dans un bon bain de sang. Et ils rigolent si naïvement que ça en devient touchant.
Didier m'hurle qu'il en a rien à foutre de mon sourire. Les bouches des bambins s'ouvrent sous mes yeux et une vieille rale à cause du bruit. Haha, moi j'en ai rien à foutre de leurs sourires.
Finalement, personne ne meurt. Tout au plus, quelques éléments se sont fait casser les pieds, mais je sais maintenant pourquoi Didier Wampas est le roi, il n'existe aucun cris d'enfants que les siens ne puissent couvrir.
***
Spécial référant homonyme : Never trust a girl who after having been a queen for some things is now helping Santa Claus.
### Ma mort, jour apres jour.

Demain, je parle de mes impôts.
Mar ’05
23:20
Je commence par les liens cool : Rockin' Rickie - Hurra Torpedo - Dustball. Alors, ça c'est fait.
Dans deux mois, c'est référendum. Ils l'ont dit à la télé. La nouvelle a été glissée entre deux loyers de ministres et trois chutes de neige.
Je fais un aparté parce que j'ai le droit. Sur Couchsurfing, un irlandais de Belfast (oui, j'ignore totalement comment s'appelle les habitants de Belfast) m'a contactée, super étonné qu'il était de voir que quelqu'un d'autre ait lu les bouquins de Robert McLiam Wilson. De fil en aiguille, j'ai pris des nouvelles des hold-up dans son coin. En retour, j'ai eu le droit à une histoire qui les fait bien marrer : un braqueur aurait déposer 50.000£ dans les toilettes d'un centre de police, serait ressorti, aurait passé un coup de fil de l'extérieur en leur parlant de l'argent. Il leur aurait expliqué que la somme devait être bue puisqu'à force de lui courir après, la fatigue devait se faire sentir. En ce qui concerne la beauté du jeu, je trouve que c'est la grande classe.
Bref, et je voulais en venir au fait qu'en retour à ma question sur les braquages, j'en ai eu une sur Hervé Gaymard. A chaque pays son combat.
Donc le référendum. On m'a mis le nez dedans en me parlant de la directive Bolkenstein. C'est pas super réjouissant comme truc si j'ai bien compris avec mon bac-2 en économie. Alors je me suis mise à lire les raisons du "oui" éventuel, et celles du "non" possible.
Je fais un autre aparté parce que j'ai envie. J'ai expliqué il y a quelques jours et à de nouvelles connaissances, avec toute la diplomatie dont je suis capable, pourquoi être seule ne me dérangeait pas. Voire même mieux. Et bizarrement, c'est très mal passé. C'est comme si les gens n'aimaient pas s'entendre dire que leur présence n'était pas indispensable à autrui. Alors que moi, je m'en suis rendue compte, y'a... hola... pfiouuu.
Donc forcément, j'hésite à répondre quand on me demande de faire un choix pour améliorer une vie en communauté avec plus de 730 millions de gens que je laisse tout à fait indifférents, et qui, en plus, ne lisent même pas mon blog. (hm).
Alors d'un côté les adeptes du oui te font miroiter un truc qui donnerait à l'europe une dimension paradisiaque, faisant passer l'île aux enfants pour une terre despotique et Casimir pour un (Et Dieu sait à quel point la politique internationale de Casimir était hautement libérale lors des derniers accords commerciaux passés avec le merveilleux pays des bisounours. La loi Tobin là-bas, ils connaissent pas. Et qui trinque après ? Les minorités : Nicolas et Pimprenelle, Bouba et poumbo) et de l'autre côté, les "non" te sortent des arguments qui te donneraient envie de t'exiler en Corée du Nord ou sur l'île aux enfants si jamais la Constitution passait.
A propos de Corée du Nord, j'ai vu Team America (4/5), il n'était pas question que je l'esquive (3.5/5). Ce que j'aurais en revanche du faire avec Boudu (0.5/5) malheureusement sauvé de la vie aquatique (3/5).
En fait, cette histoire de "oui" ou de "non", je crois que c'est définitivement trop me demander. Je suis normande avec un prénom breton. Au pire, j'ai le droit d'être têtue dans mon indécision. Au mieux, je peux être indécise dans mon entêtement. Et là, entre les deux, mon coeur et mon droit de vote balancent.
### What a wonderful weurld

Au nom du Père, du Fils et des Simples d'Esprit
Mar ’05
23:55
Moi, parlons-en. Je sature, ma capacité d'écoute donne du mou, ma patience est noyée par les perles d'ennui d'un pays où, bordel, il pleut comme vache qui pisse. Après avoir heurté de plein fouet la neurasthénie ambiante, le récit touche à sa fin, je le sais. Ou du moins je l'espère. Je ne veux pas pouvoir répondre à sa question, il ne FAUT pas. C'est une affaire de vie ou de poisse perpétuelle. Lui apporter la solution à son problème actuel, c'est lui confirmer mon aptitude à le tirer du pétrain dans un avenir toujours trop proche.
Mon Dieu, ne me laissez pas succomber à la tentation et délivrez-moi de mes connaissances informatiques.
Amen.
### Ma mort, jour apres jour.

Allez les filles, toutes à poils !
Mar ’05
00:40
Personnellement, j'ai plus peur de vieillir et mal le faire dans ma tête.
Alors que physiquement, j'ai trouvé deux solutions : ce site d'un côté qui me donne et que bin, rien ne s'améliore et puis la fête des meufs.
Mardi, en allant au boulot, deux charmantes hôtesses distribuent à la sortie de Saint-Lazare des échantillons uniquement aux femmes qui passent. Je me dis que c'est encore un concept marketing pour notre journée-à-nous-tralala-youpi : un petit soin flatteur ou un autobronzant quelconque. Je m'en saisis et me retrouve avec un "LiftactivPRO - soin pro-fibant, anti-rides et fermeté - Pour repousser les rides de l'intérieur".
Je me dis que du haut de mes 24ans et demi, je suis quand même super contente de pouvoir repousser mes rides de l'intérieur et qu'il faut que je guette les signes avant-coureurs d'une ménopause imminente.
Non, vraiment, le 8 mars, c'est quand même une grande journée pour nous.
### What a wonderful weurld

Tout vient à point à qui sait se détendre.
Mar ’05
12:53
Et puis parfois, je chute. Je fume un joint et puis tout s'enchaîne mécaniquement, rail, intra-veineuse, freebasing... Le sport idem, natation, ski, roller, footing. Non vraiment, c'est dangereux. On veut me tuer et je suis menacée par mon entourage le plus proche. Salauds de sportifs.
Dans ma faiblesse, il faut que je rassemble toutes mes forces - ou ce qu'il en reste, pour ne pas en faire trop. Quand je sens mon poumon gauche se détacher par petits bouts, j'en appelle aux forces de l'univers pour arréter ce supplice. Parfois je me contente de reprendre le boulot ou alors je m'arrête d'envahir le bitume parisien endimanché afin de pouvoir prendre une douche et sentir bon pour voir mon guitariste préféré (
La vie passive a aussi ses inconvénients.
### Ma mort, jour apres jour.

