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Riotigan !

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Sur un air de...

22
Fév ’05
02:48
Sous les images de Requiem for a dream évoquées par les notes de Clint Mansell, je me pose, grifonne trois trucs, et l'envie me prend de baliser les 25m² que représente mon espace vital de petites bougies. Mais le temps que je les sorte toutes, que je les allume, que je les place aux endroits stratégiques, le morceau sera fini. C'est ridicule et en plus mon colombien m'a ramené que du café. Je me recouche, le morceau se termine.

Paolo Conte entonne son Via con Me, je chantonne et je balance ma tête de droite à gauche. Je me penche de façon à être sure que mes rideaux soient encore bien tirés. J'ai envie de sortir et de dire bonjour aux oiseaux qui annoncent déjà un printemps précoce et ensoleillé. It's wonderfull, it's wonderfull ! Yep ! Yep ! Mon stylo bat la mesure sur mon C.V, mon livre reste béatement ouvert sur mes draps à attendre que mes yeux lui jettent un sort quelconque. En vain. J'ai une pêche dingue et je me prends à vouloir mettre le nez dehors. Tchips, tchips, tadidoubidou, tchibou tchiboudoum, tadidoubidou, doum doum doum. Dehors, il pleut. Je me recouche, le morceau se finit.

Je ne veux même pas savoir qui a mis du Benny Benassi sur mon PC. Je me lève, le morceau se suicide sous la pression de mon doigt.

Le bruit du mange disque annonce au xylophone un Novocaine for the soul me rappelant à l'ordre pour mon cachet blanc et le rose aussi, au cas où. Life is hard. Je repense à ma classe de 1ère, à mes envies de l'époque, et puis je regarde mon Chemin de Vie, you'd better give me something, to fill the hole, before I sputter out. L'impression d'être sur la Longue Marche de "Marche ou crève", ne pas ralentir. De toute façon, je suis couchée. E, toujours, enchaîne sur Lone wolf. C'est pire d'être déprimant avec un air excitant. Je lui en veux, c'est un sacré coup dans le dos. Salaud de dépressif, y'en a pas un pour rattraper l'autre.

Mon Jack enchaîne comme un fou sur Let's built a home. J'ai déjà assez mauvaise conscience pour descendre du lit et faire un tour de air guitar, je me contente de faire sortir mes organes de leur torpeur, mon C.V reçoit quelques modifications majeures ("c'est cool, j'ai plus besoin de combler en indiquant mes jobs à la con"). Tout à coup, le drame. Comme pour me punir de mon excès de labeur, Johnny Cash commence sa complainte everyone I know goes away, in the end... commence pas Johnny, je le sais... beneath the stains of time, the feelings disappear, you are someone else, I am still right here... ah bah bravo les lieux communs.

Comme pour enlever tous les maux de la terre et de la tête, les Toy Dolls débarquent avec leurs instrus sur Drooling banjos. Yiha ! Adios fauz'amigos ! Hola que tal, oun, doz, trez ! (allemand LV2, j'ai déjà dit) Je me lance dans un élan de air-banjo-guitare-cithare-trucs à cordes quelconques. Du fond de mon lit, j'aime la terre entière, sauf elle et lui, ils méritent pas.

Paolo revient et, pour moi, commence son sparring partner. Tu n'as pas le droit Pao'. Range moi cette grosse voix suave, cette harmonie qui ne provoque rien d'autre chez moi qu'un frisson corporel intense et une incontinence lacrymale potentielle. Ho, ça part surement d'une bonne intention mais tu vois, là, ça m'arrive comme un gros poing dans la gueule. Voilà, joli fade-out. Et doucement, progressivement, arrive Léo' Cohen sous la voix de Jeff "glou-glou" Buckley qui finissent à m'achever tous les deux par un Hallelujiah. Infame petit logiciel, n'as-tu donc aucun coeur ?

Ma playlist est cyclothymique, c'est pénible.

### Ma mort, jour apres jour.

Tranche de tromé #1

14
Fév ’05
09:33
Sur son jean, elle a de grosses fleurs brodées en relief. Sur le molet, là. Et puis, sur l'épaule aussi. Façon coussin de grand-mère. Elle suce un bonbon dur avec des bruits réprouvés par n'importe quelle morale puritaine. Je déteste les bruits de succion. Peut-être autant que les gens qui bouffent la bouche ouverte donnant à l'assitance la possibilité de voir à quelle étape de la mastication ils en sont.
Je continue de mater ma suceuse. Je me dis qu'avec son bouquet ornemental et sa bouche qui enchaîne avec une classe douteuse les slurps et les déglutitions, elle a surement un job, une vie sociale et même une famille. Elle est surement d'une utilité quelconque à la société. Bon dieu, qu'est ce que j'aimerais savoir à quoi peut- bien servir une rombière vêtue d'un complet brodé et qui suce comme une cochonne dans un train bondé.

### What a wonderful weurld

Comment gagner deux fois en 45 lignes.

6
Fév ’05
21:44
J'ai rencontré Edmond par l'entremise d'Olivier. Depuis, plus rien ne nous sépare. Un petit coup au réveil devant mon mug de thé, yeux dans les yeux pour aller au boulot, quelques pensées partagées pendant la journée alors que nous nous retrouvons séparés par la force des choses (a.k.a "fichus gamins") et quand arrive le soir, je le retrouve et écoute ses histoires avec le plus grand délice. Je ne sais pas si c'est ce que vous autres appelez l'amour, mais, à vue de nez, ça y ressemble. Edmond est dantesque et je compte bien passer un petit moment avec lui encore.

Mais je m'égare, je ne vais pas commencer à parler de mes histoires de coeur (ho non, hein).
Passons aux choses sérieuses, j'ai vu plein de films au cinéma, dont certains ne sont même plus à l'affiche mais je tenais à parler d'eux quelque part et Dieu sait si, pour qu'ils restent dans la postérité, beaucoup ont besoin de ce blog (ouais, je sais, encore falusse-t-il que celui-ci y reste mais merde, ne me gâchez pas mes rêves, je n'ai plus que celui-là. *soupir*).
-> Rois et Reines : échec et mat (2.5/5)
-> Le plus beau jour de ma vie : ce ne fut pas partagé (1.5/5)
-> L'autre rive : la pont de la rivière Kwaï, sans le pont (2.5/5)
-> Melinda & Melinda : "Et Dieu sait si le mélange des genres, ça craint" : j'aime quand Woody Allen me donne raison (1/5)
-> Mon ange : deux films biens et consécutifs avec Paradis, ça ne pouvait pas être possible (2.5/5)
-> L'un reste, l'autre part : tous des salauds, toutes des victimes (3/5)
-> Closer : Un peu comme l'un reste..., en mieux. (3.5/5)
-> La marche de l'empereur : Beau mais chiant. Mais beau. Mais chiant, bordel. (0.5/3 : oui je le note sur trois parce que les voix sont tellement nullissimes que ça ne vaut pas un film entier)
-> Aviator : un peu comme la marche de l'empereur, en deux fois plus long. Mais en deux fois moins chiant. Mais en deux fois plus long, bordel (3/5).
-> The edukators : vous savez que le chocolat chaud du Rocher de Cancale est super bon ?

Ouais, merci hein. Et pour finir, parce que tout a une fin, je tenais à faire quelques remerciements. Comme ça, c'est cadeau.
Mes parents, pour commencer. Pour l'amour de la musique qu'ils ont su me communiquer. Petite, ma mère me jouait du pipeau à merveille, mon père avait la trompette comme violon d'Ingres. Il m'en fit un nez. Mon frère ensuite, pour toutes les clés de bras qu'il me faisait pour mieux me taper dès que j'étais à sa portée et ainsi me coller par terre. Tout ça arrivait tellement vite, que ça en faisait des clés de sol, prémices de mon engouement pour le solfège. Dans ma famille, au sens large, j'ai toujours connu les hommes, agencés en triangle, se travailler au cor sur la grande pelouse. Alors que les femmes (à la cuisine, ça va de soi), s'accordaient à dire que le seul bémol dans le choeur, était l'artère.
Enfin tout ça pour dire, que maintenant, j'ai trouvé la solution pour faire un barré correctement : il me suffisait de changer d'instrument.

### Ma mort, jour apres jour.