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Historique d'un post
Nov ’04
10:23
- 1996 : la France découvre avec horreur qu'elle se trouve à côté de
la Belgique, un pays où il ne fait pas bon vivre pour les petites
fillettes. Il n'y en a que pour eux alors que, de mauvaise foi mémoire de français, jamais pareille chose n'était arrivée par chez nous.
-
1996, toujours : un ex-ami écrit le texte suivant. C'est long, pas tout
à fait à mourir de rire mais certains passages me plaisent bien
-
2004 : Altruiste par nature, n'ayant pas de droit d'auteur à payer et
ne risquant rien à le mettre en ligne exception faite de la bétise de
certains (qui a le mérite d'être inversement proportionnelle à leur
capacité de lecture), je me décide à le publier parce que c'est long et
seuls les braves iront jusqu'au bout.
### Ma mort, jour apres jour.

Comment savoir que... (N°1)
Nov ’04
10:15
...votre voisin est pédophile.
Première étape : l’observation
Tel un chasseur
avisé, mettez vous en planque. Confortablement assis sur un tabouret de
bar, observez chacun de ses allés et venus par le judas et notez tout
consciensieusement dans un petit carnet que vous garderez en permanence
sur vous. (Ainsi qu’un stylo, faut pas être con).
Les questions les plus importantes auxquelles il vous faudra répondre sont les suivantes :
* Est il belge ?
Méfiez vous des belges, ils profitent lâchement
du fait qu’on les prennent pour des cons pour faire (dans notre dos) des
photos d’enfants qu’ils nous revendent ensuite en douce. Tout ça,
évidemment, pour se payer les honneurs de nos journaux de 20h au
détriment de nos enfants de 15 ans qui flinguent (comprendre tuer à la
hache, incendier, violer, torturer...) pourtant toute leur famille
avant de se tirer une balle dans la bouche. Ainsi que de nos hommes
politiques qui s’impliquent, malgré eux, dans des affaires de fraudes
en tout genre en espérant ainsi gagner en popularité grâce à une
publicité gratuite dans ces mêmes journaux..
Heureusement pour eux,
ces problèmes de pédophilie leur permettent de faire un petit peu
d’audience sans bourse délier... Contrairement à Danone qui, pour
diffuser ses spots plein d’enfants tout nus doit débourser dans les
200.000frs, pour le même temps d’antenne (en plus au moment ou tout le
monde va pisser en attendant la météo.)
S’il est belge, c’est très
probablement un pédophile, après tout, toute l’histoire a commencé chez
eux, avant ça, personne n’avait jamais entendu parler de la pédophilie
en France. C’est pas notre genre à nous ça, du tout.
* Est il douanier ?
C’est dangereux ça les douaniers !
Réfléchissez un instant, à quoi est entraîné un douanier à longueur de
journée ? A fouiner, à fourrer son nez partout. Alors la culotte d’un
gosse de 8ans, vous pensez bien que pour eux, c’est la même chose que
le coffre de votre voiture quand, revenant d’un voyage en Espagne, vous
dépassez de trente cartouches de cigarettes le maximum autorisé.
C’était pourtant juste un souvenir de vacances, salauds de douaniers
Soyons cartésiens, pourquoi est il devenu douanier, si ce n’est
pour faire passer des choses en douce à la frontière hein ? Et que peut-on vouloir faire passer d’autre que des
cassettes-vidéo-à-caractère-pornographique-mettant-en-scène-des-mineurs-de-moins-de-seize-ans.
(putain,
‘sont chiants les journalistes avec leurs phrases a la con, ça casse
toute la présentation de mon texte. Peuvent pas dire « vidéos
pédophiles » comme dans les catalogues ?) ou des cartouches de
cigarettes ?
* Est-ce un huissier ?
Ce sont les pires, ils peuvent débarquer à
6h du matin chez vous à tout vous prendre, sauf une table, vos lits et
un couvert par personne.
Je ne sais pas encore bien quelle est leur
position dans la machine pédophile, mais ils ne font probablement pas
parti des sous-fifres. Méfiez vous !
* Sort il le soir ?
Si oui, c’est probablement pour prendre des
contacts avec des revendeurs ou d’éventuels acheteurs. Il ne sort pas
en boîte, ni ne va prendre de pots dans des cafés. Ne vous laissez pas
abuser par le chien qu’il emmène chaque soir avec lui, qu’il pleuve ou
qu’il vente, s’il sort ce n’est que poussé par ses pulsions primaires
afin d’assouvir un désir qu’il refoule jours après jours.
Alarmez
vous d’autant plus si, pour sortir, il se munit d’une veste, notamment
les parkas. Ce serait la preuve qu’en plus d’être pédophile, c’est un
exhibitionniste.
S’il ne sort pas, c’est pire, c’est qu’il possède
chez lui de quoi le satisfaire (cassettes, magazine, voir rubrique ci
dessous.)
Deuxième étape : l’introduction.
Après trois semaines d’observation intensive, vous avez déjà collecté un grand nombre d’informations sur son mode de vie, il est temps d’en savoir plus et de visiter son appartement. Reprenez votre petit carnet, étudiez avec attention son emploi du temps, et déduisez-en le jour et l’heure idéale pour cette opération.
Pour vous introduire, vous avez plusieurs solutions : faire une
entrée en force par la porte, avec un pied de biche. C’est peu discret,
mais a au moins l’avantage d’être simple et efficace.
Vous pouvez
aussi vous entraîner au crochetage de serrure, de très bonnes FAQ sont
à disposition sur internet (lockpicking en anglais).
Si vos balcons
sont communicants, passez par la fenêtre ou par le vasistas s’il vit
sous les toits... N’oubliez pas que s’il se sent traqué, il fera
disparaître toute trace de ses forfaits.
Soyez discret, cassez la
fenêtre avec un ballon de foot. Si vous devez forcer la serrure, volez
lui de l’argent et renversez quelques tiroirs pour faire plus vrai.
* Ce que vous devez chercher :
- Un magnétoscope. Preuve qu’il
s’en sert pour visionner des cassettes video, à coup sûr des
cassettes-vidéo-à-caractè... (voir plus haut)
- Le catalogue de la
redoute (3Suisses, petit bateau, etc...) Le penthouse du pédophile, ces
catalogues destinés à l’origine aux âmes vierges de toutes pensées de
l’ordre qui nous intéresse aujourd’hui sont en fait des recueil
d’images d’enfants mis en scène et parfois même en petites culottes !
- Un téléphone. Il s’en sert probablement pour prendre ses contacts, ou recevoir des informations sur les nouveaux arrivages.
-
Un micro-ordinateur et une connexion internet. Peut-on rêver meilleure
preuve, il s’en sert sans doute pour récupérer, visiter, les milliers
de sites pédophiles qui fleurissent sur le web. (Vous savez, juste
entre ceux sur les sectes et ceux qui incitent à la violence et au
meurtre. Sans oublier les sites des revendeurs de drogue et d'extrémistes divers.)
- Des bonbons. Ceux qu’il utilise pour attirer ses victimes
- Des gâteaux (Voir ci dessus)
- Un lit. Pour abuser de ses jeunes proies.
Troisième étape, la preuve ultime.
:: En sacrifier un pour en sauver plusieurs ::
Avant de pouvoir enfin le livrer clé en main à la justice, il vous faut une dernière et ultime preuve. Pour cela, et en accord avec les méthodes des commandos d’élites de la police, voici ce que vous allez faire :
Prenez contact avec une petite fille d’environ 8 ou 10 ans (pour
cela, plusieurs méthode : gagnez sa confiance en lui offrant des
bonbons, des gâteaux ou en lui proposant de venir chez vous voir le
dernier modèle de poupée qui parle du catalogue Vert Baudet)
Une
fois que vous aurez instauré un climat propice, demandez lui d’aller
frapper à la porte du voisin sous un prétexte quelconque : chercher un
litre de lait, 100 grammes de sucre, du beurre, son ballon de foot...
Ressortez votre tabouret, et attendez qu’elle ressorte.
Si elle pleure, ou semble apeuré, c’est que ce salop est bien pédophile et qu’il a abusé d’elle.
Si
son visage reste neutre, c’est ou qu’elle n’a pas encore réalisé ce qui
venait de lui arriver ou qu’il s’était contenté de poser des appâts
pour la voir revenir un autre jour.
Si elle semble heureuse, par
exemple, parce qu’elle a un bonbon dans la main, c’est qu’en plus elle
n’a rien compris (trouvez en une moins conne et recommencez.)
Raccompagnez-la
ensuite à ses parents. En prenant soin de leur expliquer ce qu’il vient
de se passer, et surtout comment grâce à vous de nombreux enfants ont
pu être sauvé d’un destin atroce. N’oubliez pas de flâtter leur ego en
mettant en avant le rôle qu’a su tenir leur fille.
Une autre méthode consiste à aller vous même voir votre voisin, et
de vous faire passer pour un de siens, faites des allusions de moins en
moins allusives, et allez jusqu’à lui demander des adresses de
revendeurs de cassettes video. Ne vous émouvez pas s’il s’insurge,
proteste ou vous menace d’appeler la police. Ce n’est que pour masquer
une dernière fois son jeu avant de finalement se dévoiler devant son
complice : vous !
Insistez !
Voilà, c’est fini, bon courage et bonne chasse !
PS : Si a l’étape 3 il appelle vraiment la police, c’est peut être que finalement, vous vous êtes trompé. Ne vous en faites pas, ça arrive. Une fois au tribunal, confondez-vous en excuse devant le juge ça peut peut-etre marcher. Ou pas.
### What a wonderful weurld

Vie scolaire.
Nov ’04
20:21
Un jour, j'évoquerai la satisfaction qu'on peut avoir quand on sait que l'on participe à l'épanouissement et l'enrichissement intellectuel des générations futures.
### Ma mort, jour apres jour.

Colocation, salsa et cocaïne.
Nov ’04
22:33

Pour celles et ceusses qui l'ignorent encore, j'habite dans une cave.
On pourrait trouver ça déprimant, ce manque de lumière, cet espace un
peu trop clos et bas de plafond à en devenir claustro. Mais en fait,
pas du tout, je bosse aussi dans une cave, donc je suis tout à fait
dans mon élément et ce n'est que dans le métro que j'ai des crises
d'agoraphobie.C'est bien les caves : pour le même prix qu'une chambre de bonne au 7ème sans ascenseur accessible par un escalier miteux, je n'ai que 4 marches à descendre. En étant quelque peu psycho-machin, on pourrait y voir une juste image de ma grande ambition : arriver à un résultat miteux par les moyens les plus simples. Non, vraiment, quand on voit à quel point certains se démènent pour n'arriver qu'au très médiocre, il devient valorisant de faire pareil plus rapidement, non ? Non, ouais bon.
Donc, dans ma cave, j'ai plein de trucs très chouette : de la moquette, des lits, des toilettes, une douche et un colombien.
Le colombien n'est pas de série - contrairement aux toilettes qui ne sont pas sur le palier mais sous l'escalier, on s'adapte, que voulez-vous - mais moi j'ai pris ce modèle qui me permettait d'allier exotisme et underground. Un peu de hype-attitude dans ma vie.
Il est plutôt sympa, propre. Mais il a deux défauts :
- il aime la salsa. La salsa, c'est tout ce que je déteste en musique. Avec le jazz un peu. Mais je sais pas, ça me sort par les oreilles, j'ai envie de tuer père et mère (ceux des musiciens) quand j'en entends. Lui il aime, et ses potes aussi. Alors les soirs de beuverie, ils ne se contentent pas de mettre cette douce mélodie à son volume maximum - ce qui me dérange moins quand c'est les Stones ou Santana - mais ils poussent tous des cris de folie comme s'ils étaient dans un stade avec 50 000 autres personnes. Sauf qu'ils sont en banlieue parisienne, dans une pièce de 18m² où mijote tranquillement un fond de chili con carne sur une plaque électrique. C'est assez impressionnant à entendre de chez moi, y'en a qui ne s'en sont pas remis.
- il est français. Bon il a l'accent, le teint... mais techniquement il est français. Moi si je dis "j'ai un colombien dans ma cave", je veux que les gens s'imaginent le pire. Je voulais un vrai, avec un bonnet tricoté et des seaux entiers de cocaïne dans sa chambre. Ou au moins du café. Mais pas un qui boit du grand-mère, m'offre du thé et qui ne fume même pas. Non, vraiment, j'en mène pas large.
Alors, c'est décidé, je le renvoie là-bas quelques temps pour qu'il ramène le meilleur de chez lui (et qui ne tienne pas sur un CD audio). Il paye tout et je le laisse croire qu'il va en vacances.
Tout à l'heure, on discutait de la situation :
Il m'a dit "Como estas, que tal ?" - ce qui signifie : je pars au pays un bon mois, reprendre des forces, je vais essayer de louer ma chambre
Je lui ai répondu (en français, parce que j'ai fait allemand LV2, il parait) "ok"
Il a enchainé par "Un, dos, tres Un pasito pa'delante, Maria" (j'ai un copain vénézuélien qui s'appelle Maria et serait intéressé il me dit la réponse dans un, deux ou trois jours)
Moi, égale à moi-même, "ok"
Il est bavard : "asi es ma vida loca" (je ne le loue pas vide, je laisse mes affaires)
Et puis il est parti en me lâchant un dernier "Ciao a tutti ! Va bene ?" et là j'ai bredouillé le quelques mots que je maitrise dans la langue de Gael García Bernal (aaaah la langue de Gael Garcia Bernal !) "Va bene, va bene, magazine chiudere per tutto augusto".
Et finalement donc, pour faire quelque chose de clair, je vais peut-être me retrouver avec un vénézuélien, mais peut être pas. Alors je me dis que, si ça se trouve, y'a peut-être des gens d'vant l'écran (qui connaissent des gens) qui cherchent un endroit transitoire à partir du 1er décembre. C'est toujours le moment de se séparer de son conjoint, quite à se remettre avec quand les festivités seront passées. Question de budget, tout ça.
Moi je demande juste quelqu'un qui n'aime pas la salsa. Genre un geek autiste qui reste chez lui toute la journée en écoutant sa musique au casque et je lui tendrai le fil RJ45 de l'amitié comme cadeau de bienvenu.
### Ma mort, jour apres jour.

Hais ton prochain comme toi-même, Dieu te le rendra au centuple.
Nov ’04
23:28
Il y a une chose, parmi tant d'autres, que j'ai du mal à faire : accepter les changements d'état. Bon, je gère plutôt bien le chaud/froid, le passage à l'heure d'été mais là où ça coince, c'est dans les rapports avec autrui.
Parce que si dans la nature, rien ne se perd, tout se transforme ; et bien, dans les relations z'humaines, lors des transformations, beaucoup se perd. Et c'est généralement à ce moment que ça commence à, permettez-moi d'y mettre un minimum de forme, me faire grave chier (putain).
Dans le but de palier à cette insatisfaction récurrente, j'essaye périodiquement de jouer la carte de la misanthropie (dans le même paquet, il y a celle de l'asociable, de l'inapté, du dépressif et tout un tas d'autres très drôles qui sont généralement sorties en même temps). Le temps de jeu est assez court en général, les jeux de cartes tout seul ne sont jamais bien marrants à long terme.
En revanche, je commence à me dire que cette carte là est d'une humanité dingue : en détestant a priori tout et tout le monde, on se livre alors à un acte d'une ultime indulgence et d'une très grande justesse : donner à chacun la possibilité de prouver sa valeur et ce, aussi petite soit-elle.
Ce n'est pas une grosse bonne dose d'amour pour son prochain ça ? Hein ?
Bon, encore faut-il que l'autre se mette dans la tête qu'il ait besoin de "prouver". Et moi je suis bien du genre à ne pas aimer prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. (Il parait que c'est très handicapant, mais finalement, bof, pas plus que le reste).
En revanche, j'aime bien que les autres en aient à prouver. Et ca tombe bien, puisque nous vivons dans un monde merveilleux : le commun des mortels en a un besoin constant.
Prouver qu'il vaut mieux que machin, qu'il gagne plus que bidule. Prouver qu'il est moins ceci et plus cela. A se demander si pour certain, ce n'est pas leur unique raison de vivre. En général, tous les stratagèmes développés par l'individu lambda pour effectuer sa démonstration, permettent effectivement de valider une chose, la loi de Sturgeon : 90% of everything is crap.
J'en étais donc à soigneusement maudire mon prochain quand il a sorti ses atouts. Ca n'a pas failli : c'est toujours à ce moment là que la partie est biaisée et que je me fais avoir.
Je me couche.
### Ma mort, jour apres jour.

That's all folks.
Nov ’04
18:44
Tout concorde, nous vivons dans un monde merveilleux.
Imaginons qu'un bouquin finisse par la mort idiote du héros qui a traversé milles péripéties extraordinaires, qu'un film se termine par le génocide du peuple le plus correct dans son éthique vis à vis de l'autre ou encore qu'une série relate les aventures de quelques individus se faisant totalement exploiter par un méchant, qui gagne tout le temps, puisqu'il contrôle tout. Non, tout ça, ça ne remportera jamais un oscar, ça n'ira jamais en haut du box-office. Tout ça, ce serait un boulot de journaliste, c'est tout. Et la triste réalité n'est jamais un succès.
Mais détrompons-nous ! Parfois, juste après une galère incroyable, et juste avant une autre, arrive un évènement qui pourrait se faire clore le chapitre de votre vie par une glorieuse happy end. Un coup de théâtre permettant qu'elle fasse l'objet d'une oeuvre grandiose, quelque chose d'épique, de transcendant !
J'ai déjà commencé à bûcher sur le scénario de la mienne dès vendredi soir après avoir été sujette à un dénouement des plus sensationnel après le post précédent. J'ai pensé aux acteurs, au réalisateur, à la musique, aux remerciements lors des diverses cérémonies et puis à la façon dont je clorai ce blog - ou alors j'embaucherai un nègre -. Et aux dédicaces que je ferai, partout et tout le temps !
Vendredi, 10h : quelqu'un a répondu au téléphone et tout s'est merveilleusement bien passé.
Voilà, il ne me reste plus qu'à mourir.
### Ma mort, jour apres jour.

wahou, la chance !
Nov ’04
09:49
Le comble de la malchance, ça pourrait être de bosser pour le boulot un jour férié. Ca pourrait être aussi le fait d'oublier de mettre en ligne son travail. Voire même, d'avoir reçu la veille sa freebox (youpi, au bout de deux ans), s'obligeant à reconfigurer son réseau, omettant au passage de remettre en place l'accès à distance, rendant inaccessible son dur labeur de l'extérieur.
Le tout, bien sur, pourrait être couronné par l'obligation de devoir montrer ce-dit travail à 5 personnes dont deux importantes, pouvant ainsi prouver que non, vous ne vous foutez pas du monde.
Ouais, je pense que ça doit être ça le vrai manque de bol, le paroxysme de la loose. Mais le pire, c'est d'habiter avec 8 personnes, avoir 5 numéros de téléphone à joindre, 3 personnes sur msn ET PERSONNE NUL PART !@#
Moi, ce matin, je suis un peu énervée.
### Ma mort, jour apres jour.

Accusé, levez-vous
Nov ’04
11:47
Il y a une petite année quand j'ai reçu, en rentrant d'une soirée fort sympathique, le mail du monsieur chargé des affaires réglementaires d'Online (mon premier ancien hébergeur) me transférant une plainte à mon sujet, j'ai flippé grave sa race, comme disent certains jeunes à la télé (il parait).
Je me suis rendue compte que beaucoup de gens se couchent tôt, que l'extinction de portable chez mes proches était un geste d'inconscience, même à 2h du mat' et finalement j'ai désespéré auprès d'un autre ex-cyber-délinquant qui a gentiment corrigé mes tournures de phrases visant à complaire à l'attaquant pour réduire ma peine de prison à, disons, 5 ans et mon amende à moins d'un an de salaire. Par la suite, j'ai demandé à gauche et à gauche (oui, bon, cette fois, je me voyais mal aller vers la droite) ce que je risquais et un autre abonné aux procès m'a à son tour répondu que "rien" alors qu'un petit comique m'avait déjà offert un kilo d'orange (salaud). Et... il a eu raison, l'auvergnat, pas l'autre (p'tit con). Mais voilà, pour résumer, je n'en menais pas large.
Pour conclure : a priori, quand elles doivent m'être réservées, la justice, ses procédures et sentences me font un peu peur.
Tome II :
Quand on est petit et que, malencontreusement, on brise le guéridon en marbre/marqueterie Louis bidule qui vaut plusieurs mois de mon salaire actuel alors qu'on se fait battre par son grand frère, on a beau accuser les chiens, personne ne nous croit et, tel un petit Pierrot, on s'en mange une ou deux - en plus de ceux du grand frère -. Bon, soit. Le temps fait son oeuvre et 15 ans après on arrive, par blog interposé, à l'annoncer à sa mère.
Quand on est plus vieux, et qu'on fait une connerie. Ca se passe autrement et entre 4 murs recouverts de boiserie. Entrent madame Justice et monsieur Frais-à-tout-va. Dans l'assemblée, on notera les présences éventuelles de messieurs Mauvaise Foi et Mensonges - élèves assidus -, mesdames Clémence et Honneté - si elles le veulent - et finalement, le tout sous la présidence de ses altesses Bien-Jugé et Bien-Fondé, fausses jumelles.
Et vous connaissez le proverbe : "Plus on est de fous, plus on galère pour trouver des arrangements" variante de "Aaaah, on est quand même vachement mieux tout seul, qu'ils crèvent tous". Même avec un code civil béton, remplis d'articles, de blagues et de contrepétries, ça prend un certain temps.
Pour conclure : a priori, la justice et tout le tralala, me pompent un peu l'air d'avance.
Tome III :
J'avais vu l'excellent "La 10ème chambre" qui m'avait donné une autre vision du droit que "Cas de divorce". Puis j'avais passé la porte d'un charmant cabinet pour y rencontrer un avocat très sympa qui m'avait ouvert d'avantage à l'optimisme débridé de Wittgenstein. Et enfin, il y a quelques temps, j'ai découvert le blog merveilleux d'Eolas, qui m'a conduit à aller trouver la réponse à la profonde question "Chabat, dabada ?" à la magnifique conférence Berryer en ce mémorable mercredi dernier où j'ai pu avoir deux êtres hors du commun pour m'accompagner dans cette superbe salle pleine à craquer de gens que j'avais envie d'embrasser, un à un.
Initialement, je voulais commencer ce post en évoquant le fait que toutes les méchancetés gratuites étaient beaucoup plus aisées à sortir que des gentillesses du même ordre. Et bien, finalement, non. En revanche, quand les premières sont pensées, les secondes ne le sont pas forcément.
Le principe de la soirée est chouette : défendre une thèse à la con, se faire massacrer par 12 personnes, puis en voir une treizième réduire en miette les moqueries des 12 précédents bourreaux. Idéalement, fait par des gens qui savent aligner deux mots et sont censés avoir un chouilla de culture, ça peut être jubilatoire et d'un autre ordre que le maillon faible. Et en fait, un peu mais pas tant que ça. Beaucoup de réflexions faites par les "juges" sont faciles, sentent le réchauffé appliquable à n'importe quelle sauce à part trois ou quatre qui ont vraiment tiré leur épingle du jeu. Le tout reste finalement assez jovial et pas si acerbe que ça.
Mais quand même, comme disaient Didier Wampas et ma grand-mère, c'est facile de se moquer. Et faire un bon pamphlet sera toujours plus facile que d'émettre un éloge juste et sincère.
Pour conclure : a priori, j'aimerais bien dire que cette facilité à la critique négative provient de la nature de l'homme, plus encline à voir les mauvais côtés de choses. Et ceci dans l'unique but de satisfaire son insatiable appétit de perfection qui s'exprime alors par une rectification permanente de ses erreurs pour tendre au mieux. Mais en fait non, a fortiori, c'est uniquement parce que l'homme est naturellement enclin à agir comme un connard.
### What a wonderful weurld

Un album avec des t-shirts verts dessus.
Nov ’04
02:02
Monsieur Lune
n'a pas de chance. Il ressemble à quelqu'un que je n'aime pas. Et il me
semble que la relation que j'aurai avec sa musique sera toujours basée
sur une somme de contradictions.La première fois que j'aurais pu le voir passer à l'El Alamein, mes compagnons n'avaient pas envie de débourser 7-8 euros pour quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas (ouais, je suis comme ça moi, j'ai des copains top-relous). Ca fait bien deux-trois ans maintenant et on a changé de cap pour la Guinguette Pirate.
La seconde fois, j'y allais plus pour les Blérots de R.A.V.E.L et voulait découvrir le Chien d'en face dans une soirée "El Alamein tes potes". Et j'avoue, je suis tombée sur le cul. Après avoir potentiellement détesté le canidé sur scène, j'ai vraiment aimé le bonhomme lunaire et ses copains. Alors, ni une ni deux, en partant je me procure le CD de l'époque. J'étais entrain de payer quand quelqu'un m'a dit que tu m'aimais encore, serait-ce possible alors ? hmmm hmmm
On me dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Parait qu'le bonheur est à portée de main,
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit...
Et puis elle a fini par : "Bah demande une dédicace, Nicolas est à côté de toi" ("hmm hmmm hmmmmm").
Je n'ai jamais compris l'idée de "l'autographe" si ce n'est pour flater l'égo, déjà par définition disproportionné, de l'artiste. Un psy vous expliquera que ça vient d'un traumatisme d'enfance : j'avais 8 ans, j'étais fan de Lagaf, j'ai écrit je ne sais plus où pour le dire, et en retour j'ai eu une carte postale signée à la photocopieuse. De là, un mythe s'est écroulé, et je conchie les dédicaces.
Mais bon, c'était un peu délicat, il était là, il avait entendu, je n'allais pas m'enfuir en courant avec un "nooon, t'es gentille Carla, mais je veux pas qu'il me bousille mon album hey ho". Alors je le lui tends, et il me signe un "Gaëlle est belle avec deux ailes". Et là, j'ai repensé très fort à Lagaf et à son foutage de gueule qui m'avait brisé mes rêves d'enfants.
Heureusement pour lui, sa musique en studio a plu à mon mange-disque. Le temps a passé, malgré tout ça, et là cet après-midi, un samedi, j'ai dû affronter les parisiens et leur shopping. Je déteste Paris le samedi. Autant que devoir prendre les transports en commun entre 8h et 9h30 le matin (mais j'ai la chance formidable de commencer encore plus tôt). En plus de ça, j'ai croisé quelqu'un. Je déteste aussi croiser des gens à qui je n'ai rien à dire et qui m'interpellent :
- Gaëlle ?
- euh. Ah ! Salut ! (je t'ai vu hier au boulot, qu'est ce que je peux bien te dire là maintenant sachant qu'on ne se dit déjà rien là-bas ?)
- hihi.
- Ca va ? (Ouais, "ça va", c'est bien, c'est génial, tout de suite après enchaine avec la météo, l'élection de truc et la mort imminente de machin et tu auras ta place dans le monde merveilleux des platitudes convenues)
- hihi oui et toi ?
- Ca va ! Bon bin bon après-midi !
- euh...
Et oui, parfois je parle plus que les gens qui viennent me voir, le monde à l'envers et c'est surement encore la faute de Monsieur Lune dont je venais d'acheter le nouvel album. Au début, j'ai eu du mal avec la couverture. Encore cette histoire de seins qui m'intéresse assez peu. Du coup je me suis concentrée sur la musique, parce qu'il parait que c'est important pour se figurer le boulot de musiciens. Et là, j'ai été plutôt contente de ne pas avoir mis cette poignée d'euros dans le vent parce que j'aime beaucoup certains morceaux et surtout son "Comme vous et moi" et "Monsieur Madame".
En me souvenant des frissons provoqués par la voix de Nico (c'est bon hein, il m'écrit des conneries sur mes disques, c'est un intime maintenant), je ne peux que vous conseiller d'aller les voir à l'européen lundi soir pendant que moi je chercherai comment me faire encore plus petite maintenant que j'ai écrit noir sur blanc que j'ai aimé Lagaf.
J'ai honte, j'vous dis. Vive Monsieur Lune.
### Ma mort, jour apres jour.

Les blogs, c'est un peu...
Nov ’04
02:00

### What a wonderful weurld

