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"We will rock you"
2- David Lee Roth
"Jump"
3- The fratellis
"Cigarello"
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Riotigan !
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Je n'aime pas tes photos, elles sont pleines de clichés.
29
Oct ’04
01:45
Dans le formidable "L'espoir est une chose ridicule" (traduction littérale du titre original "Nowhere man") d'Aleksander Hemon, le narrateur évoque une de ses petites joies :Oct ’04
01:45
"Ca me plait de rencontrer un individu qui représente l'incarnation d'un cliché. Cela produit chez moi la sensation agréable d'un monde parfait, l'impression que tout s'organise sans aucune intervention de ma part, mais sans non plus échapper à mon contrôle pour autant".
On en connait tous. Des gens qui ne sont que clichés. Mon petit despote tiens, au boulot, c'est une ancienne prof de tennis. Et elle a toutes les caractéristiques de la prof de sport, brute et rigide. Et c'est un pur cliché, je le sais, quand bien même j'ai eu dans ma prime jeunesse plus d'éducateurs sportifs cons comme leurs pieds que de lumières qui réussissaient à transmettre une passion quelconque. Mais c'est comme ça. Lorsqu'il apparait qu'une personne corresponde exactement à l'idée que l'on s'en fait de par sa qualité, on se retrouve amusé de la situation si prévisible qu'elle en devient notable. Ainsi le policier est brutal, l'homme politique verreux, le touriste allemand en tongue et la pop star a la grosse tête.
Et quand tout ça arrive, c'est tellement ridicule qu'on ne peut qu'en rire. Même jaune.
Là où je veux en venir, c'est que je suis allée m'acheter un truc. (Et oui j'ai des vacances palpitante et tout à l'heure je vous raconterai l'avant première de Tarnation, où le réalisateur américain buvait un gobelet de coca de 2 litres et où des racailles se sont senties obligées de commenter tout haut, à 6 ou 7, la première partie.)
Je suis donc allée faire mes emplettes pour pouvoir améliorer mon C grâce aux conseils de Dean Markley et pour ça j'avais besoin d'un capodastre. Ouais bon ok, il a bon dos le C, j'avais besoin d'un capo pour pouvoir jouer du souchon.
Donc, hop, Pigalle me voici. Or je ne sais pas pourquoi, mais il y avait pénurie de capo. Du coup, j'ai fait plusieurs boutiques et ça m'a amusée parce que quasiment tous les vendeurs sont des clichés de guitareux, espèce de musicos insipide qui a pris la guitare pour rajouter ça à sa panoplie du mec cool et spécialement celui d'en face d'oscar musique. Le type était le cliché parfait, dans son physique et dans son comportement, du "mec cool" dans ce qu'il y a de plus péjoratif. Et ça m'a fait sourire de le voir répondre aux clients en ruminant son chewing gum à coup de grands mouvements de machoires donnant la possibilité à tout le magasin de voir l'état de ses amygdales. Parce que, quand on joue de la musique, l'air bovin, c'est cool, "t'vois".
Du coup, j'ai traversé la rue et j'ai enfin trouvé mon bonheur chez Oscar musique, un magasin sans cliché. J'ai rien compris, parce que j'y connais rien, mais je n'avais aucune envie de demander. Alors j'ai pris un truc qui n'était pas pour guitare électrique et je suis allée payer. A la caisse, une femme et un petit jeune qui devait se faire former, et il me dit "ah ça c'est pour une folk". On échange deux trois phrases et sa conclusion est que je n'ai pas pris le bon. Il me le change et je pars. Derrière le guichet, ils sourient.
Le dernier cliché, c'est que l'amateur-débutant croit toujours qu'il sait ou qu'il peut, seul. Et quand ça arrive, celui qui sait vraiment ne peut qu'en rire.
### Ma mort, jour apres jour.

De l'importance du titre.
26
Oct ’04
07:10
Bonsoir, je m'appelle Gaëlle.Oct ’04
07:10
Une assistante maternelle du primaire est ce que l'on pourrait bassement qualifier de "bonnasse". Comme je suis une jeune fille bien élevée, je me contenterai du portrait suivant : il s'agit d'une personne aussi blonde que sa poitrine est plantureuse, avec une charmante petite tête à l'air mutin, coquin, et un peu con quand même. Alors là, on va me dire "Tu es jalouse, blablabla". Et vous aurez raison, moi aussi j'aime bien bosser avec les tout-petits. Blablabla.
Mais, et c'est là où je veux en venir après la présentation succincte de notre principale protagoniste, il y a comme une rumeur : ses pis accueillants sur lesquels un délicieux chemisier offre, été comme hiver, un plongeant décolleté pour la plus grande joie des 3-5 ans et de leurs papas, seraient faux.
Là, vous aurez tout le loisir de m'interpeler par cette missive : "Gaëlle, kesskessapeutbient'foutre ?" Sur le coup, je vous prierai instamment de ne point m'interpeller avec un tel langage, sms de surcroît, puis je riposterai par cette formule franche et concise :
- Rien.
Rien, si ce n'est que cette rumeur m'est parvenue alors que j'étais à table. Eric et moi médisions tranquillement sur le fait que les profs médisaient beaucoup trop, puis il m'a annoncé ce qui allait être le sujet de ce post : "Notre copine derrière moi, elle a de faux seins".
Derrière lui, je trouve Madame Machin, entrain d'accrocher son manteau. Madame Machin pour laquelle nous évoquions nos sentiments respectifs quelques minutes auparavant et pour qui le terme "copine" pouvait convenir, à un degré infini d'ironie.
Cependant, je dois confesser que je regarde assez peu les poitrines des autres jeunes filles. Et quand ces jeunes filles là pourraient être ma grand mère, j'aurais même tendance à baisser les yeux si, par un quelconque hasard, mon regard devait s'attarder sur cette gorge frippée. Ne refusant aucune épreuve, et n'arrivant pas à en croire mes oreilles, je demande à mes yeux une confirmation quelconque. Ces derniers se rivent sur la poitrine sexagénaire et constatent qu'elle est fort en place pour son âge (- Ah, je sais très bien qu'à cet hauteur du récit, tout le monde a compris qu'il y avait eu un énorme quiproquo, que madame machin m'avait juste caché la bombasse du primaire avec son manteau, mais je finis ce que je commence, voulez-vous ?). J'ai vérifié plusieurs fois, non sans difficulté (oui parce que, il est temps que les hommes le sachent : il n'y a rien de plus facile à repérer qu'un petit con qui matte les seins). Puis j'en suis venue à la conclusion à haute voix "Non mais si elle a ça à son âge, c'est qu'elle a eu un problème je pense. C'est pas son genre...". Mon petit Eric a acquiessé parce que je crois que plus grand chose ne le surprend quant à ma vision du monde. Puis en promenant mon regard sur d'autres poitrines (oui du coup, ça m'a obnubilé entre chaque bouchée de poisson pané), j'ai vu notre assistante, bien cachée à côté du porte-manteau.
Avec un petit sourire quelque peu dissimulé, je lui ai annoncé le quiproquo qui nous tenait en conversation depuis quelques temps, puis nous sommes retournés dans nos flamby respectifs.
La vue et l'imaginaire nourricier fossile que je m'étais conçu m'obsédant, j'ai couru aux toilettes et je me suis lavée les yeux au savon.
Ce soir, j'avais besoin d'en parler.
### Ma mort, jour apres jour.

Et moi encore plus.
13
Oct ’04
22:40
Oct ’04
22:40

### Ma mort, jour apres jour.

Fashion victim et gorgonzola.
12
Oct ’04
20:24
Il se passe un truc ici. On croit avoir trouvé une explication
rationnelle à chaque extravagance humaine, un rapport causal excusant
une excentricité incongrue, une raison d'être à la plus betite pétise.
Et puis tout à coup, un truc surgit hors de la nuit au petit trot : la
mode.Oct ’04
20:24
Le phénomène depuis 15 jours, ce sont les moon boots. Alors je ne sais pas trop si c'est spécifique à mon cher quartier où j'oeuvre pour mon plus grand épanouissement, ou si c'est *vraiment* le chic féminin du moment, mais mes élèves et des filles dans la rue se baladent en après-ski. En octobre. A Paris.
***HA-Ha-Ah***
Hm. Non, vraiment, j'ai beau essayer, y'a des trucs que j'arrive pas à
assimiler. J''en dresserai une liste exhaustive un jour ou l'autre
(plutôt "ou l'autre" je pense) mais je peux d'ores et déjà affirmer que
la mode des poufs' parisiennes en fait parti.Ma môman quand j'étais ado elle voulait que j'en mette quand il faisait froid pour aller à l'école. Bon ok, au collège. Jamais j'aurais accepté hein, mes amis m'avaient couté assez cher jusqu'alors et j'allais pas tout ruiner en me pointant en bottes.
Lundi soir en rentrant du boulot - vers 16h45 quoi - une fille devant moi, petit t-shirt, petit pull, jean taille basse et gros moon boots. Les vrais hein, ave' la fourure. Alors je me suis dit, que peut-être tout ce qui était pénible vestimentairement parlant étant enfant, pourrait bien être un super truc top fashion de nos jours. Moi j'imagine déjà les concours t-shirt damart en boite de nuit où le but sera de faire le plus d'étincelles possible en l'ôtant, le grand come-back des jeans carottes avec les mocassins à glands sur soquettes blanches, et pour l'été prochain, l'immense succès des méduses* rouges avec des robes à smoks.
Mais là, "faut qu'j'y aille", je crois que je peux réussir à refourguer l'idée qu'on puisse marcher comme un boiteux tout en croyant avoir la classe avec un pantalon rentré dans la chaussette.
*Les méduses, souvenez vous, ce sont les affreuses chaussures en plastoc' qu'on met pour aller pécher la crevette. On les a appelées comme ça parce qu'elles étaient Persée.
### What a wonderful weurld

Coupure pub
10
Oct ’04
23:54
Vous avez vu la pub au ciné pour une banque (je crois que c'est la
banque à qui parler mais j'en mettrais pas ma main à couper) qui
veut encore nous faire croire que le jeune a de l'importance à ses yeux
?Oct ’04
23:54
J'imagine assez bien les créatifs planchant sur l'idée :
- Tu vois c'est l'histoire d'un jeune, il est un peu paumé et il croit qu'à 18 ans, en France, il a aucune crédibilité, mais en fait t'vois il est super respecté parce que quand il pleut un vieux va lui filer son parapluie, quand il va hésiter à traverser, une petite vieille va lui prendre la main et le secourir, quand il va trébucher maladroitement parterre, plein de gens vont l'aider à ramasser ses affaires et nous on serait la banque qui lui ferions comprendre tout ça, t'vois ?
- ah ouais c'est bien mais attends : à la fin on va rajouter un gorille dans un zoo qui va lui filer une banane. Comme ça, le jeune il saura que même s'il est une sale tapette qu'ose pas traverser ou qui pleure sa mère dès qu'il pleut trois gouttes, bin il pourra v'nir nous parler, nous on s'ra là pour lui comme le primate derrière les grilles
- Trop fort ! C'est trop une métaphore en fait ! La banane quand il va l'engloutir devant tous les autres jeunes super jaloux, ce sera un peu comme le plan épargne qu'il viendra d'avoir signé chez nous ?
- Ouais voilà. Enfin le problème avec la banane, c'est que s'il se la met dans le cul ça passera jamais à la télé...
### What a wonderful weurld

Vivement les soldes
6
Oct ’04
13:34
On dit souvent que c'est dans l'adversité qu'on se rend compte de la vraie valeur des choses. Et des gens.Oct ’04
13:34
Soyons simple et vulgaire, on est en 2004, ce n'est pas comme si les vraies Valeurs avaient un sens quelconque : on se rend vachement mieux compte du prix des choses pendant les périodes des fêtes que lors des soldes.
Quand on reprend le sport, on découvre souvent, dans les jours qui suivent, des muscles dont on ignorait jusqu'à l'existence.
En bonne normando-normande (avec un peu de sang breton, pour le côté exotique), quand j'ai un rapport assez intime avec le soleil, je découvre que l'élasticité de la peau est loin d'être une connerie inventée par un lobby de groupes parapharmaceutiques pour nous vendre de la graisse de baleine qui la maintient plus longtemps.
Ces deux derniers jours, grâce à un complot jumelant un virus dont je ne veux même pas connaître le nom et mon merveilleux travail, j'ai découvert l'existence de mes cordes vocales. Et bien j'aurais jamais cru pouvoir dire ça un jour mais "gasp, ça m'emmerde de pas pouvoir aligner deux phrases".
C'est dit, mais on m'y reprendra plus !
### Ma mort, jour apres jour.

30 millions de nuisibles
3
Oct ’04
17:51
Oct ’04
17:51
Le type qui a un jour inventé les chats devait sérieusement se faire chier.En fait, je pense que le génial metteur en scène de l'existence terrestre, celui qui gère donc l'eau, l'air, la vie et que nous nommerons Perrier pour les besoins du scénario, Perrier donc, sortant de son lit s'est dit "Tiens, et si je faisais de l'inutile ?" (Notre père à tous est, par la suite, devenu producteur télé).
Dans un premier temps, il a fait l'homme puis, juste après, le chat. Et certains hommes, peut-être plus à son image que d'autres, se sont dit "Tiens, je vais prendre un chat comme animal de compagnie".
Alors si un animal de compagnie, c'est un truc poilu qui vient se frotter à votre jambe quand ça le chante ou bien parce qu'il a faim, je crois que j'aurais pu éviter de couper les ponts avec certaines personnes dont le comportement variait assez peu dans le fond. Qui plus est, ils avaient le mérite de préférer les toilettes à la litière, ce qui n'est quand même pas rien.
Revenons à nos amis des bêtes. Mes voisins en sont. Ils ont un chat, que nous nommerons - toujours pour les besoins du scénario - grosse touffe noire inerte et conne (c'est une fille) et surnommons la "la noiraude" pour faire mentir les fatals picards, il existe bien des chats de 700kg. Dans mon jardin.
La noiraude rentre donc bouffer chez elle, y'a aucun doute là dessus mais passe le reste de son temps à glander chez nous. Mes fenêtres étant au rez-de-jardin, j'ai régulièrement sa visite qui me fait plus ou moins sursauter suivant l'éclairage extérieur du moment.
Il y a deux jours, j'ai entendu un bébé pleurer dans le jardin. Mais il pleuvait. Ca m'a semblé un peu bizarre d'autant que chez nous, en cas de pluie, les enfants sont rentrés en même temps que les meubles de jardin, dans le garage. Je sors, par pure bonne conscience et j'entends les pleurs venant de l'autre côté. Je m'y rends et tout à coup je vois un chat qui se tapait la noiraude filer comme un fou en entendant mes pas sur le gravier. La noiraude - qui ne pleurait pas mais miaule bizarrement en temps de rute - n'a pas tout à fait compris et est resté - fidèle à son habitude, là, lasse, sans bouger. J'ai fait "pschhht" pour qu'elle dégage et pour m'assurer au moins qu'elle irait crever ailleurs, alors elle s'est dandinée vers les marches pour s'écraser un peu plus loin.
La nuit passe, je dors, puis, ô joie, à 7h me voilà partie pour aller bosser avec tout l'entrain naturel que j'ai pour ce boulot depuis 6 mois. Endormie, voilà.
Il y a des buissons/haies dans mon jardin. Des haies pas taillées qui font 2-3m de haut et où la noireaude aime bien dormir 20h/24. Je l'ai réveillée, elle a voulu s'enfuire en sautant par dessus un mur, qu'elle n'a pas réussi à dépasser et après se l'être mangé 4 fois, elle a décidé de me jeter son coup d'oeil le plus méchant qui soit, son fameux regard de débile congénital neurasthénique sous valium. J'ai refait "Pschhht", et elle est repartie en trottinant du cul vers les feuillus.
Bref, je hais les chats en général et celui là en particulier. Mais on a eu du bol, le seul truc qu'ils comprennent c'est le Pschhhht du Perrier.
### What a wonderful weurld

